Qui connaît Christophe Rambour, torturé et séquestré durant des semaines ?

Juriste

SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM

 

Christophe Rambour est mort à 27 ans, au début de l’année 2012. Il a fallu sept mois d’enquête aux gendarmes d’Amiens dans la Somme, pour découvrir l’atroce vérité. Les meurtriers n’ont été arrêtés qu’il y a quelques jours comme l’a révélé Le Courrier Picard, les parents de la victime ont appris à cette occasion les terribles conditions de sa mort.

Le jeune homme était un maître-chien sans histoire, sans emploi depuis peu, et n’ayant jamais eu d’ennuis avec la justice. Il était gentil et serviable, rapporte Le Courrier Picard. Ses derniers jours furent un calvaire inhumain. Torturé et séquestré durant plusieurs semaines, par une fratrie de cinq personnes âgées de 25 à 31 ans (dont deux femmes) motivées par l’appât du gain et incapables d’empathie.

Le meneur de cet autre gang des barbares, Narin Bun, est semble-t-il tout aussi effroyable que son prédécesseur, l’immonde Youssouf Fofana.

Les voisins des tortionnaires n’ont rien remarqué. Encore sous le choc, ils témoignent, toujours dans Le Courrier Picard : « Je suis retournée. Nous n’avons rien vu, rien entendu. Ils ont même dû nous surveiller pour être sûrs que l’on ne s’apercevait de rien.» Provocateur, agressif, propriétaire de chiens dangereux,Narin Bun intimidait le voisinage et les agents de l’état par ses regards agressifs et ses menaces. Croulant sous les dettes, il aurait décidé de capturer Christophe Rambour afin de profiter de son argent, notamment en l’obligeant peut-être à vendre sa voiture. Une fois rassasié et Christophe Rambour mort, lui et ses complices se sont débarrassés du corps en le découpant puis en le brûlant.

Cette affaire illustre le caractère barbare et aveugle des faits divers actuels, toujours plus violents, toujours plus incompréhensibles. Combien faudra-t-il de martyrs pour que la prise de conscience soit réelle et que la lutte soit efficace ? La victime était d’un milieu simple, un brave garçon, il n’avait pas mérité un tel sort et doit susciter notre compassion et celle des milieux politiques et médiatiques. En effet, ce cas est tout à fait semblable à celui d’Ilan Halimi qui a beaucoup fait réagir, à juste titre. Christophe Rambour doit être traité sur un pied d’égalité, car pour l’instant son histoire n’a été abordée que dans la presse régionale. Pas d’émissions spéciales, pas même à ma connaissance d’entrefilet sur une chaîne nationale.

Le gouvernement devrait donc se prononcer sur cette affaire et faire la pleine lumière sur les tortionnaires, à la suite des grand médias cruellement silencieux jusque lors. Par exemple, Narin Bun et ses sœurs étaient-ils de nationalité française ? Sont-ce des récidivistes ? Etaient-ils connus des services sociaux et de police ?

La mort de ce jeune homme, dramatique et choquante, n’est pas à oublier. Il faudra s’en souvenir et honorer sa mémoire à la mesure de la gravité des faits.

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