Une future chance pour la non-France

 

Le rejeton d’un terroriste du GIA (Groupe islamique armé) impliqué dans l’attentat de la station Saint-Michel, en 1995 à Paris, vient de comparaître au tribunal de Bobigny, qui a souvent à charge une population très raffinée de chances pour la France. Mais là, c’était du premier choix !

Comme le rapporte Le Parisien, « le silence envahit la salle d’audience. Un silence glaçant, à l’image de ces menaces proférées […] par Sid Ali, 33 ans, et dont le président de la 17e chambre du tribunal de Bobigny donne lecture ce lundi. »

Et quelle lecture ! « Je vais te tuer, te mettre dans un hachoir, te manger et boire tout ton sang à la paille » ; « Je vais te tuer avec une kalachnikov » ; « Je vais passer à l’acte, trouver des armes si vous me trouvez pas un logement » ; « Je me souviendrai de ton visage, tu vas être orpheline, je vais revenir avec une kalachnikov et Noisy-le-Grand va être comme les Champs-Élysées… Boom ». C’est beau comme l’antique, dirait ironiquement Éric Zemmour !

À l’attention de qui, ces menaces de vive voix et par téléphone ? Pêle-mêle, à une directrice de réinsertion – parce que le citoyen a déjà passé quinze ans de sa vie en prison ! ; du personnel de probation et d’insertion, à qui il intimait l’ordre, entre autres, de lui trouver un appartement – qu’il obtiendra un jour ou l’autre, surtout si le multiculturaliste Macron accède au pouvoir ; d’une policière, enfin, dont il ne goûtait pas le regard.

Il a même promis de faire mieux qu’Anders Breivik, démontrant que ces deux-là sont de la même engeance.

La procureure lui ayant demandé s’il avait un problème avec les femmes, Sid Ali a avoué être un peu misogyne – juste un peu ! –, puis elle s’est contentée, face à un tel pedigree, de requérir 30 mois de prison, transformés en 15 mois par le tribunal, qui lui reconnaît tout de même des difficultés !

Autrement dit, après cet interlude carcéral, le sieur Ali, dont l’enquête a démontré une indéniable « haine de la France », a peu de chances d’entamer une carrière de fleuriste. Il pourra ainsi, en digne fils de son papa, et dans un souci cathartique sans doute, se libérer de ses frustrations et mettre à exécution ses menaces. Il sera toujours temps, alors, de brûler des bougies et de crier « Même pas peur ! »

Lucide, l’avocate de Sid Ali a toutefois réclamé une nouvelle expertise, si on « ne veut pas que le pire arrive et je ne veux pas endosser cette responsabilité ». Car le prévenu, lorsqu’il promet la mort à tout un chacun, affirme obéir à « une voix intérieure », sans doute pas la même que celles de Victor Hugo, qui écrivait, à propos de son double Olympio, ces vers qui collent si bien, hélas, à notre pays : « Nul ne te défend plus. On se fait une fête/De tes maux aggravés » (in Les Voix intérieures).

Nicolas Dupont-Aignan – dont j’espère un prochain sursaut digne de la France en appelant à voter Marine Le Pen – ne me contredira sans doute pas si j’affirme que nous avons là un client de choix pour les îles Kerguelen !

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