« La Parisienne » serait-elle entrée en résistance contre NVB ?

Avocat
 

Heureusement que Najat Vallaud-Belkacem n’a pas participé à la course « La Parisienne » du 14 septembre dernier. L’ex-ministre des Droits des femmes aurait risqué l’accident cardiaque. Non à cause de la distance parcourue (6,7 km), mais bien en raison des conditions scandaleuses – pour les idéologues de son espèce — d’organisation de cette épreuve.

« La Parisienne » est en effet réservée aux femmes. De quel droit ? Il s’agit là d’une discrimination fondée sur le sexe, réprimée par le Code pénal et réprouvée par la morale commune. Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’une femme ? Chacun sait, depuis l’arrivée de Najat et ses amis au pouvoir, qu’il ne suffit pas d’en posséder une belle paire pour appartenir à la catégorie « homme » ou « femme » ; plus encore, chacun se sent homme ou femme comme il l’entend, peut-être les deux à la fois dans un dosage subtil. Pour ma part, si j’avais été présent à Paris, peut-être aurais-je tenté de m’inscrire, juste pour voir…

Et puis, quand le Parlement européen s’apprête à recevoir « le » chanteuse gagnant de l’Eurovision Conchita la Saucisse, dont le sexe –pardon, le genre — est indéterminé, comment peut-on en rester à un tel niveau d’archaïsme, à l’encontre de tout ce que la prétendue théorie du genre qui n’existe pas nous enseigne ? Caroline Fourest doit s’en retourner dans son futal.

Ce n’est pas tout : non contentes de réserver l’inscription aux femmes, les organisatrices de l’événement ont attribué les bénéfices de la course à la lutte contre le cancer… du sein ! Remarquez que les hommes peuvent aussi en être atteints, mais c’est beaucoup plus rare. Et le sein porte une lourde charge symbolique. Il renvoie à cette maternité pesante, à cet allaitement bestial auquel certaines se livrent, à cette prise de poitrine accompagnant la grossesse et autres stéréotypes contre lesquels il faut lutter. L’an prochain, il serait bien d’attribuer les bénéfices à la rechercher contre le cancer de la prostate ou à la lutte contre la transphobie.

Mais le pire était à venir. Chaque participante a reçu, à l’arrivée, un petit cadeau de remerciement. Cette année, on y trouvait un flacon de liquide vaisselle et une serviette hygiénique. Sidération chez nos amies féministes. Etranglements d’indignation de la presse. « En plein débat sur la théorie du genre », titre Metronews. C’est vrai qu’on peut trouver ça idiot. Pourquoi pas des semelles anti-odeurs, un tube de colle Scotch ou un bonnet de bain orange ? Mais il aurait été encore plus déplacé d’offrir un kit de rasage, non ?

Certains esprits malicieux y ont vu un message : une femme est une réalité vivante, et non un genre ; lui demander de courir pour participer à la lutte contre un cancer qui l’atteint dans sa féminité n’est pas stupide ; rappeler, par ces cadeaux discutables, que la nature a fait son corps différent du nôtre, c’est revenir au bon sens. Quant au flacon de liquide vaisselle, c’est peut être un pied de nez aux ayatollahs qui nous imposent leur propre conception du bien : il n’y a rien de honteux à faire la vaisselle, homme ou femme !

Et après tout, si c’était ça, le sens de ces cadeaux « scandaleux » ? Si la résistance à l’endoctrinement se nichait aussi dans les détails ? Un enfer pour Najat et ses copines !

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