Merci au collectif d’intellectuels de gauche qui s’oppose à la GPA !

Avocat
 

L’actualité réserve parfois des surprises. Comme celle de ce collectif d’intellectuels de gauche qui signe une tribune dans Libération, le quotidien des bobos qui consomment bio, intitulée « Pour l’arrêt immédiat de la gestation pour autrui ». Eh bien, Mesdames et Messieurs, bravo !

Bravo de publier cela dans le journal le plus libertaire qui soit, directement issu de Mai 68 et de son libéralisme social absolu. On y trouve plutôt des soutiens au mariage homo, aux revendications individualistes et au consumérisme ambiant – mais toujours éco-responsables ! Mais rarement des tribunes opposées à une pratique que certains justifient au nom de la liberté individuelle.

Bravo d’oser rappeler, au milieu d’arguments secondaires, « qu’il n’y a pas de différence entre la pratique commerciale de la GPA et la vente et l’achat d’enfants », c’est-à-dire que la GPA est une forme d’esclavagisme moderne qui exploite le corps des femmes et transforme des êtres humains en marchandises. Vous nous rappelez le combat séculaire des chrétiens contre l’esclavage.

Bravo d’écrire que « le lien biologique entre la mère et l’enfant est indéniablement de nature intime et, lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties ». Nous ne disons pas autre chose lorsque nous rappelons qu’un enfant est issu d’une union intime entre deux personnes et a besoin, pour son développement, d’un père et d’une mère.

Bravo de rappeler que « personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire ». C’est ce que nombre d’entre nous ont clamé dans des manifestations où vous étiez absents, et qui nous a valu le vilain sobriquet d’homophobes.

Merci à vous, hommes et femmes de gauche, féministes, altermondialistes, antilibéraux et écologistes, de nous rappeler quelques évidences qui ne relèvent ni de l’idéologie, ni d’une vision partisane, mais de l’anthropologie la plus simple, de l’évidence de notre nature humaine.

Bien sûr, certains de vos arguments ne nous semblent pas prioritaires : ce n’est pas à cause des risques médicaux qu’il faut interdire la GPA, même si cela n’est pas négligeable. Bien sûr, si vous alliez au bout de votre logique, vous pourriez avoir quelques surprises, de ces remises en cause philosophiques douloureuses pour certains. Évidemment, il est surprenant de la part de féministes de vanter le lien intime entre la mère et l’enfant, qu’elles voient comme un amas de cellules lorsqu’il n’est pas désiré dans un « projet parental ». Mais, quelles que soient les insuffisances de votre argumentation, ce que vous dites est exact : la GPA est une exploitation de la femme par l’homme, au détriment des enfants privés de mère, et fait du corps des femmes une machine commerciale.

Alors, une fois n’est pas coutume : à vous les Bové, Onfray, Roudy, Agacinski, à vous les avorteuses de la CADAC et autres lesbiennes, signataires avec tant d’autres de cette pétition, il faut dire merci. Peut-être que vos voix « progressistes », que tant d’entre nous combattent par ailleurs, et continueront de combattre lorsqu’il le faudra, porteront plus auprès de nos gouvernants que nos manifestations immenses mais méprisées.

Tant mieux pour les enfants.

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