Un an après le premier mariage gay, les roses sont fanées…

Satiriste polémiste
 

Le 29 mai 2013, tout le gotha socialiste – politiques, journalistes et artistes, Najat Vallaud-Belkacem en tête – se rassemblait sous le soleil radieux de l’Hérault pour assister au tout premier mariage homosexuel célébré par le tout aussi radieux maire de Montpellier, Hélène Mandroux. Les époux ont été soigneusement sélectionnés : Vincent et Bruno, deux ravissants Adonis, militants LGBT, membres du PS local et fonctionnaires territoriaux de la cité.

Le peuple ayant été tenu à l’écart, la fête est splendide et, si l’on excepte l’irruption d’un gueux des quartiers populaires venu déclarer aux starlettes d’i>Télé qu’il « emmerdait les francs-maçons », la mise en scène est irréprochable : Montpellier a comme un faux-air de ville rose ensoleillée. Un an après, pourtant, l’heure n’est déjà plus à la fête : les parrains et les témoins du mariage ont reçu les factures jusque-là impayées et le bilan est pour le moins mitigé.

Moins de 8.000 mariages homosexuels ont été célébrés depuis ce mémorable 29 mai 2013. Ce sont donc à peine 4 % des couples de même sexe, officiellement répertoriés par l’INSEE, qui ont jugé opportun d’imiter les mariés de Montpellier et de bénéficier de cette loi Taubira qui avait pourtant été présentée comme une demande pressante de la communauté homosexuelle. Reconnaissons, cependant, que les militants les plus radicaux du mariage pour tous avaient avoué qu’ils se moquaient éperdument des gays et que leur objectif était simplement la déconstruction de la famille patriarcale et autres poncifs désuets. Il s’agissait d’un préambule nécessaire à l’introduction de la théorie du genre et de la propagande transsexuelle. De ce point de vue, il faut avouer que le calendrier est respecté.

Pourtant, d’un point de vue politique, la facture du mariage homo paraît exorbitante. Si la déroute des européennes doit d’abord être mise sur le compte de la dérive libérale du PS, celle des élections municipales est incontestablement liée à la dérive libertaire des partis de gauche. Le démographe Hervé Le Bras – peu suspect de conservatisme – leur avait d’ailleurs annoncé à l’avance qu’ils avaient commis une lourde erreur en se coupant de l’électorat culturellement catholique de l’Ouest qui avait assuré la victoire de 2012.

Les rares grandes gueules du PS comme Patrick Mennucci ont, par ailleurs, reconnu que cette loi imposée au forceps les avait coupés de l’électorat culturellement musulman des quartiers populaires. En clair, le PS a lui-même laminé ses deux principales réserves de voix et il a, in fine, plus perdu de conseillers municipaux qu’il n’a marié de couples gay !

En coupant la rose à la base pour décorer la table des mariés du 29 mai 2013, le PS de mesdames Mandroux et Belkacem l’a privée de ses racines. Les médias ont eu beau l’arroser, ce n’était plus qu’une question de temps : la rose ne pouvait que faner avant de mourir toute grise et rabougrie.

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