Tous à poil à Metz : ce spectacle est en effet une « tragédie »


Présidente du groupe FN au conseil municipal de Metz, conseiller régional d’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine

 

Metz possède une salle de spectacle à l’acoustique exceptionnelle, témoin de son passé militaire – bien passé – et de sa richesse architecturale : L’Arsenal. 
J’ai donc vu avec intérêt l’annonce du spectacle Tragédie d’Olivier Dubois. Tragédie, en effet : dans l’une des plus belles salles d’Europe, un spectacle de danse entièrement nu !

Rythmé par des percussions répétitives, le ballet de « danseurs » nus comme des vers arpente la scène avec une détermination de tâcheron pendant 45 minutes avant d’entrer en transe. Danseur-e-s, devrais-je dire, tant il est difficile d’ignorer leur morphologie. Preuve, au passage, que Dame Nature est moins égalitaire que la République socialiste. Une silhouette féminine derrière un rideau illustre la différence entre « exhiber » et « suggérer ».

Au bout d’une minute 30 secondes de vidéo, on s’ennuie ferme. Je ne me déplacerai donc pas, de peur d’éclater de rire ou de colère devant cette provocation à deux balles. Car l’auteur de cette pantalonnade sans costumes (au moins une économie) veut être l’avant-garde qui transgresse et déshabille les certitudes d’une société embourgeoisée… Quelle erreur à l’heure où tout s’expose, par webcam interposée ! Le génie requiert plus d’originalité.


J’entends déjà les indignés professionnels : horreur, une élue profane la liberté artistique ! Mais si, déjà, les artistes ne donnaient pas leur avis autorisé – forcément – sur l’actualité politique devant des micros complaisants… Et puis, en tant qu’élue, j’entends si souvent la demande de nos compatriotes que l’on veille à la bonne utilisation de l’argent public, argent qui se fait rare et représente pour beaucoup un réel fardeau fiscal ! Chacun sait que ces spectacles pour bobos n’attirent qu’un public élitiste. La foule, elle, qui veut se divertir, partager des émotions artistiques, va applaudir par exemple My Fair Lady à l’Opéra-Théâtre de Metz.

En matière culturelle, inutile d’attendre un réflexe sain de la classe politique, même provinciale. Pétrifiés par la peur de paraître ringards, ils subventionneront tous les délires du nouvel art officiel. Et lorsqu’une voix impertinente clame que « le roi est nu ! » comme l’enfant d’Andersen, c’est à elle qu’ils réservent leur indignation. « Évidemment ! Vous, c’est : quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver », ai-je entendu lorsque je m’opposais à l’exposition « Infamille » du FRAC Lorraine, que le tribunal de Metz a jugée comme « portant gravement atteinte à la dignité humaine ».

Je me plais à imaginer nos idiots utiles assistant, la mine grave, à la conférence qui précède le spectacle : « La danse des orifices. » Chez certains adultes, le stade anal, attesté par Sigmund Freud chez l’enfant de 2-3 ans, peine à être dépassé ! Quand le bon sens fait à ce point défaut à nos irresponsables politiques, il devient urgent que le peuple français fasse entendre haut et fort sa voix.

Françoise Grolet

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