Le 3 janvier : requiem pour la Banque de France

Journaliste
 

Comme tous les ans, le roi mage Rothschild arrive en avance, apportant à la France sa part de dette (dont on nous parle comme d’un fait accompli). Elle est aujourd’hui de plus de 2.000 milliards d’euros, et l’on a la chance de pouvoir la suivre en direct.

Comme tout mal, cette dette a une racine. Au-delà de l’État-providence, de l’immigration massive et des contrats sabordés ou autres dépeçages de l’industrie, la loi du 3 janvier 1973 a inscrit dans le marbre l’inextricable dette.

Situation « avant 1973 » :

Banque de France >> Prêt à 1 % >> État français
Émanation de l’État

Situation « après 1973 » :

Banque de France (ou BCE) >> Prêt à 1 % >> Banques privées
Émanation de l’État

Banques privées >> Prêt à 4% >> État français

Dans son livre Enquête sur la loi du 3 janvier 1973, Pierre-Yves Rougeyron explique cette mécanique mortelle :

En nous expropriant de notre banque centrale, le processus de 1973 a aussi influé sur notre dette. Comprenez que nous avons mis des siècles à la maîtriser, au sens où, grâce à la Banque de France, nous avons pu progressivement donner au peuple accès à sa propre dette. Autrement dit : rémunérer tous les Français qui prêtent à l’État en achetant un ou des milliers de bons du Trésor. Les intérêts reversés aux Français ont constitué les bas de laine pour les classes moyennes. Et justement, ce privilège (qui n’en est pas un) a été retiré aux Français qui ont désormais interdiction d’acheter leur dette auprès de l’État. C’est la conséquence la plus vicieuse, savamment calculée et appliquée, de la loi du 3 janvier et de ses descendants…

Ce régime fut utilisé sous de Gaulle qui « commençait à inquiéter les banques », remarquait Henri Guillemin. La participation, inscrite au référendum de 1969, était un retour aux corporations, quand les ouvriers étaient propriétaires de leurs moyens de production et géraient leurs intérêts professionnels avant que la loi du 3 janvier 1973 (sous la présidence Pompidou, passé par la banque Rothschild) ne vienne définitivement briser la dynamique vertueuse.

En clair, le système mis en place par Valéry Giscard d’Estaing a favorisé uniquement le système financier anglo-saxon qui payait ses achats en Europe avec une photocopieuse. 1

Depuis, la France a récupéré un autre banquier de Rothschild, Emmanuel Macron, aujourd’hui ministre de l’Économie. Les victimes sont désignées, les crimes signés :

Les quelques personnes qui comprennent ce système seront soit si intéressées par ses profits, soit si dépendantes de ses faveurs, que cette classe ne montrera aucune opposition, alors que la grande masse du peuple, intellectuellement incapable de comprendre les avantages que tire le capital du système, portera son fardeau sans se plaindre et peut-être même sans se douter que le système va à l’encontre de ses intérêts.

Signé : Rothschild Frères (lettre envoyée en 1863 par le banquier londonien à ses confrères de Wall Street à New York, en soutien au projet de loi pour la création d’une banque centrale). 2

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