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Finkielkraut en a mis du temps à quitter la LICRA !

Militant associatif et auteur

Fondateur de Riposte Laïque

 

L’académicien a toujours été aux avant-postes de la dénonciation d’un prétendu antiracisme qu’il appelait avec pertinence, au lendemain des émeutes de 2005, « le nouveau communisme du XXIe siècle ». Et pourtant, certains détracteurs s’étonnaient qu’après de tels propos, il puisse continuer à figurer au comité d’honneur de la LICRA, certes en glorieuse compagnie : Jospin, Juppé, BHL, Jack Lang et nombre de belles âmes !

Eh bien, on ne pourra plus lui reprocher cela. Alain Finkielkraut vient de faire savoir qu’il démissionnait de ce comité d’honneur, et donc coupait les ponts avec la LICRA. La cause : le procès intenté par l’ensemble des associations dites antiracistes contre l’historien de la Shoah, Georges Bensoussan, auteur en 2002 des Territoires perdus de la République et, il y a peu, de La France soumise. Le crime de cet homme classé à gauche ? Avoir osé évoquer, s’appuyant sur les dires d’un sociologue d’origine algérienne, l’antisémitisme inculqué dès le plus jeune âge dans les sociétés arabo-musulmanes. La plainte initiale émanait du très controversé CCIF, dont le principal dirigeant, Marwan Muhammad, ne cache même plus sa volonté de vivre dans une France musulmane d’ici trente ou quarante ans. L’académicien n’a pas supporté que la LICRA ait fait partie des autres plaignants, d’où son départ.

Certes, mieux vaut tard que jamais, mais doit-on comprendre qu’avant qu’elle ne s’en prenne à cet historien, les procès intentés par cette officine contre d’autres victimes ne dérangeaient pas Finky ?

Quand, en 2006, la LICRA, alliée à la LDH et au MRAP, a poursuivi et ruiné Fanny Truchelut, la propriétaire d’un gîte de montagne, dans les Vosges, parce qu’elle avait demandé à deux militantes de retirer leur voile dans les parties communes du gîte, pas de problème ?

Quand, en 2010, elle a poursuivi l’apostat de l’islam Pascal Hilout et moi-même, en compagnie des mêmes associations que celles qui ont harcelé Bensoussan, pour avoir osé parler des méthodes de conquête des disciples d’Allah, et nous a fait lourdement condamner (22.000 euros d’amende et de dommages et intérêts), pas de problème ?

Quand, à plusieurs reprises, de 2011 à 2016, elle a traîné Éric Zemmour devant les tribunaux, pour avoir parlé de l’origine des délinquants ou de la non-assimilation des musulmans de France, pas de problème ?

Quand, en 2015, seule, elle a poursuivi le président suisse de Riposte laïque, coupable d’avoir autorisé le texte critique d’un apostat de l’islam contre ce dogme, et l’a fait condamner à 8.000 euros d’amende et de dommages et intérêts, montrant, comme l’a dit l’avocat Stéphane Haddad, que « la LICRA se prenait pour la police du monde », pas de problème ?

Quand, en 2016, toujours seule, elle a poursuivi Christine Tasin, présidente de Résistance républicaine, pour avoir parlé, au lendemain de l’assassinat des deux gendarmes de Magnanville, de la responsabilité de l’islam devant ce crime, pas de problème ?

Quand, en 2016, elle a déposé plainte contre le maire de Béziers, Robert Ménard (qui sera jugé le 8 mars prochain), parce qu’il a osé évoquer le nombre d’élèves musulmans dans certaines classes de sa ville, toujours pas de problème ?

Et combien d’autres affaires, tout aussi scandaleuses, où cette association dite antiraciste a confirmé le diagnostic du philosophe Alain Finkielkraut sur « le communisme du XXIe siècle ».

Il est tout de même fort dérangeant qu’il ait fallu attendre cette plainte contre Georges Bensoussan pour que Finkielkraut, onze ans après, mette enfin ses actes en accord avec ses discours.

On espère que cette décision fort tardive n’a rien à voir avec le communautarisme, que l’académicien dénonce avec courage depuis toujours…

Fondateur de Riposte Laïque

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