La fierté LGBT n’est pas un amendement de la Constitution américaine

 

Contrairement à son prédécesseur à la Maison-Blanche, Donald Trump a décidé de ne pas commémorer « le mois de la fierté LGBT comme le reste des États-Unis. Aucun événement du mois de la fierté LGBT (LGBT Pride Month) à la Maison-Blanche n’a été annoncé. Trump n’a pas proclamé juin comme mois de fierté LGBT ».

On rappellera que les Quinzième et Dix-neuvième amendements de la Constitution des États-Unis précisent que « le droit de vote des citoyens des États-Unis ne sera refusé ou limité par les États-Unis, ou par aucun État, pour des raisons de race, couleur, ou de condition antérieure de servitude » et que « le droit de vote des citoyens des États-Unis ne pourra être refusé ou restreint pour cause de sexe par les États-Unis ni l’un quelconque des États »/em>. Nulle part il n’est question de célébrer les particularismes sexuels de tel ou tel citoyen américain.

Ce mois de la fierté LGBT est une tradition récente qui date de la présidence de Bill Clinton – en 2000 – et pas une obligation inscrite dans la loi. À l’époque, le président invitait « tous les Américains à célébrer cette occasion avec des programmes, des cérémonies et des activités qui célèbrent nos diversités, et à se rappeler tout au long de l’année des contributions des gays et des lesbiennes américains qui enrichissent notre nation ». Quant aux hétérosexuels, auront-ils un jour le droit à leur mois ? Après tout, eux aussi contribuent à la prospérité des États-Unis !

Donald Trump préside, pour quatre ans au moins, aux destinées du peuple américain – tout le peuple. Cependant, que le président américain refuse ces sortes de démarches communautaristes – dont les LGBT sont de grands spécialistes – me paraît une bonne chose, car l’identité de son pays souffre grandement de ces particularismes qui fleurissent çà et là.

Surtout, ce communautarisme constitue un danger pour la cohésion nationale, chaque groupe réclamant la reconnaissance publique et tonitruante de sa spécificité. D’où une inévitable confrontation violente des différences.

Et au risque d’être cloué au pilori pour mes propos, il faut reconnaître que les démonstrations exubérantes, et volontairement provocatrices, de certaines manifestations, dites festives, des LGBT n’incite pas à parler de fierté !

Enfin – et, en tant que Français, cela nous concerne au premier chef –, la fierté américaine de juin est peut-être plutôt à regarder du côté de ces jeunes hommes venus autrefois se frotter à l’implacable machine de guerre allemande, un certain 6 juin 1944 sur les plages de Normandie, et auxquels un excellent documentaire récemment rediffusé sur France 2 (« 6 juin 44, la lumière de l’aube », de Jean-Christophe Rosé) rend un digne hommage.

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