Il faut virer le général de Villiers

Voyageur
 

Parmi les grands hérauts des traditions et de l’obéissance (dans l’armée comme dans l’Église), il est une race particulière, facile à identifier : ils sont généralement debout sur leurs ergots pour parler du devoir d’obéissance, du respect des traditions… tant qu’ils aiment leur N+1. Mais lorsque celui-ci leur déplaît (il n’est pas de leur clan/il est trop moderne/etc.), alors d’un coup d’un seul, ils transforment le devoir d’obéissance en devoir de s’insurger, vous trouvant autant d’arguments pour celui-ci que pour celui-là.

C’est ce que fit la Fraternité Saint-Pie-X. On y était désobéissant au pape… par obéissance à Dieu. Ben voyons, hyper catho et pas du tout protestant, hein ?

Et c’est ce qui fait, aujourd’hui, que ce bon vieux Villiers est parti en vrille, publiant un texte pas malin sur Facebook et confondant l’Assemblée nationale avec un BMC.

Il faut virer le général de Villiers de son poste de CEMA car il oublie une idée simple, une idée éminemment française, une idée qui a tenu notre État pendant quinze siècles : le principe avant le prince.

Or, dans le cas qui nous occupe, le principe, c’est le PR. Qu’on aime ou pas la personne n’a strictement aucune importance. Qu’on soit d’accord avec ses choix ou pas n’a, non plus, aucune importance. Ce qui compte, c’est la fidélité au principe qui est que le PR est l’incarnation (« dans la chair ») de la nation. Ne pas avoir compris ça, c’est n’être pas Français.

Le principe est plus fort que Louis XIV qui voulait légitimer le duc du Maine. Le principe est plus fort aujourd’hui qu’Emmanuel Macron ou Villiers eux-mêmes. Et le principe fait que le chef (la tête), on le suit tellement que s’il en donne l’ordre, on tuera des hommes, sûrs de ne pas pécher parce que l’ordre vient justement du principe. Ce n’est pas Emmanuel Macron qui donne un ordre ; c’est le PR.

Pour cette raison, il faut faire taire le général de Villiers qui, par son post d’insoumission publié sur sa page Facebook, a perdu le respect qu’on pouvait avoir pour lui, homme d’armes.

Croyant être traditionnel, Villiers est en fait déjà perverti par les Lumières. Il croit à une raison personnelle, opposée à la raison transcendantale.

La France n’est pas un pays comme n’importe lequel. On y a oint des rois comme quasi-évêques. Aujourd’hui, le Président y est le chef, incontestable.

Le contester, c’est contester ce qui a toujours fait la France : l’incarnation.

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