Présidentielle 2017

Il nous faut aujourd’hui, face à une France exsangue, une lionne pas un renard !

Ancien officier de Gendarmerie

Diplômé de criminologie et de criminalistique

 

Avant de choisir son candidat à la présidentielle, il est important de faire le point sur l’état de notre nation. Soit le pays va bien ou moyennement bien et, alors, il est naturel de voter pour quelqu’un du sérail, soit la situation est dramatique aussi bien sur le plan économique que migratoire et le vote doit privilégier un homme ou une femme qui n’a pas eu de responsabilité dans les errements antérieurs.

Or, tout le monde en convient, la situation de la France est alarmante :

Sa dette publique est de plus de 2.300 milliards d’euros, soit par habitant près de 35.500 euros, c’est-à-dire 98,5 % du PIB. Rappelons qu’elle était de 1.253,1 milliards d’euros (64,4 % du PIB) à la fin de l’année 2007. Depuis cette date, le respect des critères définis par le traité de Maastricht – un déficit public annuel n’excédant pas 3 % du PIB et une dette publique restant inférieure à 60 % du PIB – ne sont plus honorés.

Le nombre de chômeurs toutes catégories confondues est de près de 7 millions, le nombre de pauvres approche les 9 millions. Entre 2008 et 2012 (sous Sarkozy, Fillon), leur nombre a augmenté de 800.000.

Derniers chiffres : 14 millions d’immigrés et de fils d’immigrés sont entrés en France depuis les années 1970. Actuellement, les entrées légales sont de 230.000 par an. Je ne comptabilise pas les clandestins, qui doivent avoisiner annuellement, avec l’arrivée massive des « migrants », les 200.000. Le malheur est que, depuis dix ans, plus des trois quarts des décisions de reconduite à la frontière, par faiblesse, n’ont pas été appliquées.

Ces chiffrages, plus qu’un long discours, nous démontrent qu’en 40 ans, et plus spécialement depuis les deux derniers quinquennats, les plaies de la France n’ont fait que s’agrandir.

Revenons à nos candidats, je ne ferai pas offense aux lecteurs de Boulevard Voltaire de leur présenter les candidats de gauche : Macron, Mélenchon et Hamon, tous candidats du système. Peu d’entre vous doivent être tentés par ces votes. Il reste donc deux grands postulants : François Fillon et Marine Le Pen. L’un est un réformiste qui a déjà participé pendant cinq ans, de 2007 à 2012, au gouvernement de la France, l’autre n’a jamais eu de responsabilité politique majeure. L’un veut des changements mineurs, notamment plus de fermeté, tout en continuant dans la même voie, l’autre veut changer le système vis-à-vis de l’Union européenne et redonner le pouvoir aux Français. La différence tient donc à leur évaluation de la situation.

Pour le sociologue italien Vilfredo Pareto, « toute élite politique est soit lionne soit renarde suivant les époques ». Dans les périodes de bien-être et de calme social, ce sont les renards qui assurent le pouvoir ; dans les périodes de conflits et de conjonctures tendues, ce sont les lions. Le problème majeur est que la circulation de l’un vers l’autre ne se fait pas par accord tacite, car aucun ne veut laisser sa place, ce qui génère des conflits sanglants. Actuellement, la situation tragique de la France implique la nécessité d’un tel changement. Fillon, lui, fait partie de cette ancienne élite des renards, habiles et rusés, qui savaient composer. Cette frange de la haute société, durant un demi-siècle, était nécessaire pour la stabilité du pays, mais elle n’a plus les qualités pour juguler les difficultés actuelles que nous subissons.

Je suis convaincu, comme Pareto, que la « décadence menace toute société qui ne pratique pas cette mobilité sociale ». Aussi pour ne pas aller jusqu’à l’explosion de notre monde faut-il remettre démocratiquement le pouvoir aux lions. Dans le cas présent, à une lionne : Marine Le Pen, seule capable, par sa volonté et son courage, de sauver notre pays.

Diplômé de criminologie et de criminalistique

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