Editoriaux - 13 février 2019

Équivalence amoureuse : la Saint-Valentin en question

Combien d’hommes vont régler l’addition du restaurant, ce jeudi 14 février au soir ? Sans parler d’offrir d’autres cadeaux (bijoux, lingerie, etc.) ou d’œuvrer à d’autres dépenses de circonstances (hôtel, etc.).

Selon plusieurs sources (gérants de restaurant, réceptionnistes d’hôtel, commerçants…), il semblerait que le pourcentage des hommes « payeurs » flirte (sans mauvais jeu de mots) avec les 99 % !

Par ailleurs, combien sont-il à générer le chiffre d’affaires des sites de rencontres ? Une écrasante majorité, là aussi : plus de 80 %. Les femmes n’optant que rarement pour une formule d’abonnement payant, se contentant de surfer dans les méandres de ces espaces virtuels de manière plus ou moins dilettante et tout à fait irrégulière, alors que les hommes, puisqu’ils payent environ 50 euros par mois pour cela, sont forcément davantage en attente de « résultats »… Explication d’un certain décalage des perceptions.

Toujours statistiquement, combien a-t-on de chances de trouver un partenaire via les applications du genre Tinder ou les sites de rencontres comme Meetic, en fonction de son sexe d’appartenance ? Entre 13 et 15 fois plus pour une femme, selon les chiffres des deux supports cités. Or, comme d’habitude, personne ou presque ne s’émeut de ces criantes disparités sociologiques lorsqu’elles se placent de facto à contre-courant de la pensée (dite) « progressiste »…

Alors, qu’en pensent Marlène Schiappa et les technocrates de son secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations ? Qu’est-il entrepris par les pouvoirs publics, financés par nos impôts et chargés d’y remédier, pour réduire cette criante injustice ? Quelque chose semble manquer… Serait-ce du courage ? Peut-être de l’honnêteté intellectuelle ? Ou, plus simplement, juste du bon sens ? Précisément, celui qui ne les arrange pas…

Comme quoi, effectivement, pour faire évoluer les mentalités et vivre en harmonie, loin de la guerre sexiste, des donneurs de leçons de géométrie variable et de la pensée unique, il y a encore du travail…