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Encore un effort, Amine !

Tout ça, il est bien beau, tout ça, il est bien gentil. On nous vante, ces derniers jours, le valeureux Amine Elbahi, ex-juppéiste qui a eu le courage de quitter l’addict de l’identité heureuse, trop mou à son goût avec la radicalisation des esprits et la sécession prochaine de nombreux pans du territoire national. Jusque-là, il a bien raison, Amine : dans ce contexte, Juppé, qui dénonce par ailleurs « l’hystérie actuelle en France dans le débat sur l’islam qui risque d’entraîner une guerre civile si on n’apaise pas le climat », est l’équivalent d’un François Hollande sans la capacité technique de se teindre les cheveux – les émoluments d’un capilliculteur en moins. Pour le casque moto, on verra plus tard.

Sur le blog du sieur Elbahi, un texte fait le buzz où il est fait mention d’un coming out en faveur du combat contre l’idéologie salafo-daecho-UOIFO-islamiste, mouvances qui n’ont, évidemment, rien à voir, selon l’auteur, de près ou de loin avec l’islam, religion de paix par excellence. Une fléchette lancée nonchalamment sur une mappemonde se plante à tout hasard sur l’actuel Afghanistan, où le génocide de 80 millions d’hindous par les adeptes tolérants du prophète Mahomet ont causé l’annihilation totale de la population de cette région, appelée Hindou Koush en mémoire de ce massacre. Petite parenthèse à l’attention des gaucho-palestinophiles professionnels du dédouanement chronique des jeunes issus de la diversité de nos territoires perdus : à cette époque, ces malheureux hindous n’avaient, rappelons-le, aucun lien direct avec le conflit israélo-palestinien actuel. Mais là, je m’égare.

Amine, dont le sourire et la chemise Colgate sont à l’image ce qu’est la rhétorique à Tariq Ramadan, omet, comme tout modéré qui se respecte, de dénoncer les dogmes consubstantiels à son idéologie qui rendent cette radicalisation concrète de même que la porosité qui existe entre les thuriféraires modérés du « çanestpasçalislam » et les intégristes qui persistent à dire que sissi-wallahi-cestbiençalislam. On ne reviendra pas sur les nombreux versets coraniques qui prouvent explicitement ladite porosité : depuis le Bataclan, avec le temps et la réforme Belkacem, vous et vos enfants les connaissez probablement déjà.

Les courageux musulmans qui décrient « le terrorisme islamiste » ne sont évidemment pas ceux qui dénoncent tièdement la « radicalisation des esprits » mais ceux qui renoncent à l’islam, à la fois consanguin et terreau de l’islamisme. Les plus téméraires sont ces apostats, qui ont vécu l’islam, ont assimilé ses profondes subtilités, en particulier la taqiya, et qui possèdent, contrairement aux mécréants, la crédibilité pour critiquer cette religion dans laquelle ils ont baigné ; ces non-musulmans, véritables bons musulmans, qui ont osé malgré la sentence de mort qui pèse sur tout apostat de la religion d’amour, dénoncer l’islam dans sa pure vérité : Joseph Fadelle, Pascal Hilout, Waleed Al-Husseini, Ibn Warraq, Wafa Sultan… « Attention, je dis bien : combattre l’islam. Pas l’islam politique, pas l’islam militant, pas l’islam radical, mais l’islam tout court », clamait cette dernière, d’origine syrienne. Vivement des migrants analogues !

Il est urgent de faire le bon diagnostic, de parler des choses qui fâchent, de crever l’abcès et cesser tout cet enfumage. Sans un diagnostic correct, tout traitement sera superflu.

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