Uniformes et drapeaux tricolores dans nos écoles !

Journaliste et essayiste

Directrice de publication de Boulevard Voltaire

 

On a tort de mettre tous les politiciens dans le même sac. Il y a quand même quelques exceptions.

La preuve : j’ai reçu d’une amie une coupure de presse relatant une initiative du maire de Marignane, une petite ville à un jet de pierre de Marseille. Je ne connais pas cet élu. Je ne sais pas de quel bord, à quel parti appartient Eric Le Dissès. Et pour tout dire, je m’en moque. Mais, figurez-vous qu’il a fait installer des drapeaux bleu-blanc-rouge dans toutes les écoles de sa commune. Et je trouve ça formidable.

Manifestement, cela ne date pas d’hier – c’était avant le fameux débat, vous vous souvenez, sur « l’identité nationale » — mais je n’en ai rien su. Je ne dois pas être la seule, nos journalistes ne s’empressant guère pour se faire l’écho de ce genre d’initiative…

Quant à moi, j’irais même plus loin. Le drapeau de la mère patrie au sommet d’un mât dans la cour de récréation, c’est bien, très bien. Histoire de rappeler à nos chères petites têtes blondes – ou pas blondes du tout — que nous appartenons à une histoire, à des valeurs, à des traditions. Mais, jusqu’au-boutiste, même si je fréquente davantage les boutiques de la rive gauche que les manifs’ entre Bastille et République (mais, je vous rassure, j’étais dans la rue contre le « mariage gay » et j’y redescendrai le 13 janvier prochain – « Save the date », comme disent mes copines), bref, cohérente à ma manière, je propose qu’on impose l’uniforme. Oui, l’uniforme plutôt que ces sweat-shirts « Abercrombie » qui me sortent par les narines.

Je vais écrire de ce pas à ce maire de Marignane qui m’est si sympathique. Il pourrait donner l’exemple. J’imagine d’ici la tête de Najat Vallaud-Belkacem. Parce que, j’oubliais de préciser : pantalon pour les garçons et jupe pour les filles…

Encore un mot : Gérard Plée, le maire sans étiquette de Lhéraule, une toute petite commune proche de Beauvais, dans l’Oise, vient de signer un arrêté imposant aux usagers « de se conformer à l’observation des normes sociales en matière de politesse et de courtoisie » sous peine de devoir « quitter les lieux ou de s’y représenter ». Bravo ! Hourra !

Eh oui, vive les merci, bonjour, bonsoir et même les s’il vous plaît !

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