francophonie

Emmanuel Macron fait de la francophonie une grande cause nationale ! Le saviez-vous ?

Ancien pilote de chasse
 

À cette fin, il présentera un « grand plan » pour le développement du français le 20 mars prochain. Dans cette perspective, il vient de nommer Leïla Slimani conseillère et représentante personnelle du président au Conseil permanent de la francophonie (CPF), au sein de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Récipiendaire du Goncourt 2016, cette jeune littéraire franco-marocaine déclare que chaque Français, chef d’entreprise, publicitaire ou encore professeur doit être un ambassadeur de notre langue, en rappelant que « le français, c’est cool » ! Petite pirouette, sans doute malicieusement provocatrice…

Mais elle oublie les ministres et son propre « patron » prolixe d’anglicismes, comme chacun peut le constater depuis son explosion politique du troisième type. Exemple concret et très récent, le « tweet » (gazouillis) de la médiatique Marlène Schiappa notant un « victim-blaming » à propos de l’affaire criminelle Alexia, qui fait tache dans le lexique tricolore.

Moins 10 au baromètre de la francographie, pourrait noter Jean-Baptiste Lemoyne qui déclare : « Les Français n’ont pas assez conscience de leur appartenance à la francophonie ! » Vous ne savez pas qui est ce visionnaire ? Il est secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères. Il a des idées, sinon de la présence. En particulier, il suggère de hisser « le drapeau de la francophonie » (avec un « f » minuscule) au fronton des mairies ? Se reporter à Wikipédia pour découvrir l’emblème de l’OIF, difficile à accrocher à une hampe républicaine…

Bon, constatons cependant qu’une résolution s’étend pour la sauvegarde de notre langue. Certes, le vaccin contre l’épidémie anglo-saxonne n’est pas encore obligatoire, mais l’ambition est considérable. Selon son promoteur, il s’agit de faire croître le nombre de locuteurs des 270 millions actuels à 750 millions à l’horizon 2050 et d’en faire la seconde langue la plus parlée dans le monde. Thanks to la croissance démographique africaine…

Je note, cependant, que l’on évoque des locuteurs francophones, redondance indiquant bien des personnes qui s’expriment et échangent par la parole. Si la pollution des anglicismes atteint moins l’expression orale, surtout chez nos amis ultramarins, il conviendrait que les termes étrangers soient balayés de notre vocabulaire pour l’enseigner proprement par l’écriture. La même fraîche conseillère prétend « déringardiser » (sic) la langue en la rendant « pragmatique ». Cette fonction utilitaire fera-t-elle fi, selon elle, de la tradition et de sa spécificité élégante ?

Sceptique et soucieux de la postérité de notre héritage, je me suis rendu sur une plate-forme en ligne ouverte depuis peu pour recueillir les idées et suggestions de chacun, et que je signale à l’attention des fervents et autres amoureux de notre langue : monideepourlefrancais.fr

Soumis au diktat américain d’Internet, les diacritiques typiques ont été fauchés. Mais l’accès m’a permis de soumettre premières remarques et suggestions et j’engage de nombreux citoyens à faire de même.

Je serai comblé le jour où l’on célébrera le jour de la Cédille avec des accents très aigus !

Cet article a été lu 1986 fois
Cette statistique n'est pas mise à jour en temps réel