Élections allemandes : un sursaut bien dérisoire face à l’agression migratoire

Militant associatif et auteur

Fondateur de Riposte Laïque

 

Les élections régionales de Mecklembourg-Pomeranie-Occidentale, un des seize länder allemands, ont donc vu l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) devancer le parti d’Angela Merkel, dans son fief, et cela fait la une de tous les commentaires.

Comment ne pas se réjouir, en effet, que la responsable de l’invasion migratoire, presque exclusivement musulmane, de son pays paie le prix fort de sa trahison dans les urnes ?

Faut-il rappeler les propos de Tatjana Festerling, porte-parole nationale de PEGIDA, à TV-Libertés, le 18 avril dernier, pour mieux mesurer l’ampleur du séisme que viennent de connaître les Allemands : « Il y a eu au moins 1,5 million de jeunes musulmans âgés de 18-30 ans qui sont arrivés en Allemagne en 2015, face à cinq millions d’Allemands de la même tranche d’âge. »

Faut-il ajouter à cela les « bienfaits » les plus marquants de cette invasion migratoire ? Les viols de masse à Cologne du 31 décembre ? L’agression à la hache, en juillet, d’un jeune Afghan, dans un train, faisant quatre blessés graves ? La fusillade de Munich, quelques jours plus tard, faisant dix morts, par un Germano-Iranien de 19 ans que les médias présenteront comme un adepte de Breivik (!) ? L’attaque à la machette par un jeune réfugié syrien, à Stuttgart, qui coûtera la vie à une femme enceinte, et laissera trois blessés graves ? Etc.

Que, dans un tel contexte, dans l’ancienne Allemagne de l’Est, en général moins touchée par la propagande de repentance que l’ancienne Allemagne de l’Ouest, l’AfD de la remarquable Frauke Petry fasse un score de 21 %, au bout de trois années d’existence, peut paraître un exploit. D’autant plus que ce parti, courageusement, développe une ligne anti-islam sans concession.

Pour autant, comment ne pas hurler de rage quand on constate que, si on ajoute les scores des immigrationnistes (30 % pour le SPD, 19 % pour Merkel, 12 % pour les anciens communistes de Die Linke), cela fait tout de même plus de 60 % pour les trois principaux partis immigrationnistes, dans le contexte actuel, sans parler du score d’autres petites listes.

Plus rassurantes, néanmoins, pour le camp patriotique (que politiciens et journalistes appellent « populistes » et classent systématiquement à l’extrême droite), après la victoire du Brexit, sont les perspectives de la journée du dimanche 2 octobre prochain. En Autriche, où Norbert Hofer, privé une première fois d’une victoire qui lui paraissait promise, a de grandes chances d’être élu président de la République. Et puis, en Hongrie, le référendum contre la relocalisation des migrants, voulue par l’Union européenne, où Viktor Orbán, qui s’oppose à l’arrivée dans son pays de nouveaux immigrés, devrait être suivi massivement par son peuple.

Mais c’est le 4 novembre que se situera le test essentiel, avec l’élection présidentielle américaine. La victoire de Donald Trump (toujours possible) serait-elle le vrai déclic pour les peuples européens ? Verrions-nous alors, enfin, tous les Européens, majoritairement hostiles à l’invasion migratoire et à l’islam, mettre leurs idées en conformité avec leur vote ? Oseraient-ils voter majoritairement, aux Pays-Bas en mars, et en France en avril-mai-juin, pour les candidats qui, par leur programme, constituent une alternative, comme l’AfD en Allemagne, à la politique criminelle des dirigeants européens ?

Car sinon, comment considérer comme des victoires – quand les nôtres subissent quotidiennement les agressions islamistes et leurs conséquences en centaines de morts – des scores électoraux qui certes progressent, mais demeurent des défaites, avec des résultats cantonnés entre 20 et 30 % ?

Fondateur de Riposte Laïque

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