Les écoles islamiques ont le vent en poupe en Belgique

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En un lustre, le nombre d’élèves fréquentant une école islamique a triplé en Belgique, passant de 362 au cours de l’année scolaire 2011-2012 à 989 en 2016-2017. Il ne fait d’ailleurs aucun doute que ces statistiques ne cesseront de croître au cours des années à venir. Une cinquième école islamique ouvrira d’ailleurs ses portes à la rentrée.

800 inscrits figurent déjà sur liste d’attente.
 
Au sein de ces établissements, aux noms apaisants (La Plume, La Vertu, La Sagesse…), le voile est autorisé pour les élèves… et pour les enseignantes, les élèves peuvent s’absenter pour fêter l’aïd en famille, les professeurs enseignent la vie des compagnons du prophète, la prière est autorisée, les repas sont forcément halal, le rythme est adapté aux obligations du ramadan… Mais, nous rassure-t-on, des voyages scolaires sont, malgré tout, organisés pour promouvoir et favoriser… le vivre ensemble. L’honneur est sauf.
 
Pour Cinane El Bakkali, vice-président du centre d’activités communautariste El Hikma, « si on veut ouvrir cette école islamique, c’est parce qu’on s’est simplement rendu compte que l’enfant obtient de meilleures notes s’il sent qu’on l’accepte tel qu’il est. Aujourd’hui, ce n’est pas toujours le cas partout. » Étonnant lorsque l’on connaît le sens de « l’accueil », qui confine à la naïveté, des Belges.
 
La Belgique suit sans fard la voie du communautarisme que l’on perçoit, au sein des partis traditionnels, comme une délicieuse conséquence du multiculturalisme. Les attentats qui ont endeuillé l’Europe, ces dernières années, n’auront en rien modifié leur logiciel. Dès l’école, les jeunes musulmans ont donc la possibilité d’être initiés à des traditions qui se trouvent souvent en décalage avec les valeurs européennes.
 
Il est loin, le temps où les écoles enseignaient les grandes figures du roman national belge et non celles d’une religion importée, où les jeunes filles portaient un diadème pour arranger leurs cheveux et non le voile, où l’on avait tous congé à la Pentecôte et non à la carte selon les confessions, où l’on partageait le même repas à la cantine.

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