Attaque à Trèbes

Un drame à Trèbes et beaucoup, beaucoup de questions !

Ancien haut fonctionnaire
 

Le drame de Trèbes nous oblige à nous poser quelques questions : un Marocain de 26 ans, connu des services de police, fiché S, trafiquant de drogue, en relation avec une mouvance islamiste radicale, en est l’auteur. Je devrais préciser « l’auteur présumé », puisque l’enquête n’est pas close, précaution oratoire ridicule et parfaitement symbolique des déviances juridiques actuelles, où l’on prendrait plus de soins de ne pas « stigmatiser » un criminel « présumé » qu’un ancien président de la République. Passons.

Première question, lancinante : que faisait cet individu sur NOTRE SOL ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

Et là, je peux imaginer la réaction du Français moyen qui apprend la nouvelle.

Le Français moyen habitant la contrée alentour, vieux pays de gauche, regarde le journal télévisé et lit les nouvelles dans le très politiquement correct Midi libre. « Ah, j’aurais jamais cru ça possible chez nous, Madeleine ! » Eh bien, si ! J’observe, au passage, que Macron avait fait 51,5 % des votants à Trèbes…

Le Français moyen de ma contrée, dont un Super U que je connais bien ressemble étrangement à celui de Trèbes, a les mêmes sources d’information, aux titres près. « Oh, t’en fais pas, Thérèse, ça n’arrivera pas chez nous, on est tranquille. » Hé, Thérèse, c’est pas si sûr ! Il ressemble bien au tien, ce Super U.

Pas d’autre question ?

Un hommage national au courage de l’Officier de Gendarmerie (les majuscules sont intentionnelles), une marche blanche organisée par la gauche, naturellement, faut pas laisser le champ libre aux fauteurs de haine, récupérons vite, bougies, fleurs, « Vous n’aurez pas ma haine. » Et hop, retournons chercher une location de vacances pour Pâques.

Certains maîtres à penser autoproclamés et grassement payés vont s’interroger benoîtement sur les insuffisances « éventuelles » des services de la police. Ah, ces fonctionnaires, toujours en grève ! Et qui, surtout, n’ont aucun droit de réponse, aucun droit d’expliquer qu’ils obéissent aux ordres des politiques.

Le climat est bien triste par chez moi, en ce moment. La situation des Français aussi…

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