Maintenir la paix dans les Balkans : une mission historique


Députée européenne du FN

 

En tant que membre de la Délégation pour les relations avec la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo au Parlement européen, je suis concernée par la situation dans les pays des Balkans. Région sensible de notre continent, les Balkans sont sortis d’une longue période de guerre dramatique mais la paix n’y est pas encore définitivement garantie. À ce titre, la Bosnie-Herzégovine est particulièrement sensible.

Le rôle des responsables politiques européens est, bien entendu, de tout faire pour éviter que cette région ne s’embrase à nouveau. Nous le devons à la jeunesse des Balkans comme à notre jeunesse. Plus jamais de guerres fratricides en Europe, tel est mon credo. Pourtant, les tensions persistent, notamment en Bosnie-Herzégovine, laissant planer le spectre d’un nouveau conflit.

L’Union européenne et les États-Unis ont longtemps mal agi en ex-Yougoslavie, nous le savons. Pour cette raison, je crois que la France se doit de jouer un rôle modérateur essentiel. Les accords de Dayton, signés le 14 décembre 1995, ont permis de mettre un terme aux conflits interethniques en Bosnie-Herzégovine. Prévoyant la partition du pays en deux entités autonomes, Fédération de Bosnie-Herzégovine (croato-musulmane) et République serbe de Bosnie, les accords garantissent le respect des identités particulières des populations locales.

La Bosnie-Herzégovine n’est pas divisée par un mur, contrairement à d’autres pays qui occupent moins l’actualité – à l’image de Chypre ou de l’Irlande du Nord.

C’est un petit miracle. Si le pays a pu avancer ainsi, c’est d’abord parce que les accords de Dayton ont accordé une véritable autonomie à la République serbe de Bosnie.

Aujourd’hui, cette autonomie est remise en question par les velléités de l’Union européenne, qui conditionne l’entrée de la Bosnie-Herzégovine à l’unification totale du pays. Les Serbes ne le veulent pas. Soyons réalistes et comprenons que la République serbe de Bosnie doit jouir de droits spécifiques.

En outre, la paix est fragilisée par la montée de l’islamisme dans la partie croato-musulmane. Les mosquées neuves poussent comme des champignons, financées par des États extra-européens qui espèrent qu’un État confessionnel musulman émergera à l’avenir en Bosnie-Herzégovine. Turquie, Qatar et Arabie saoudite comptent réislamiser la Bosnie. Des camps djihadistes existent en Fédération de Bosnie-Herzégovine, renforcés par les combattants revenus des zones de combat djihadistes au Moyen-Orient. On les nomme « djihadistes blancs ».

L’Union européenne ne saurait fermer les yeux sur cet immense danger. A fortiori quand la Bosnie-Herzégovine est devenue une plaque tournante du trafic d’armes et d’êtres humains en Europe. Protéger la paix ne veut pas dire fermer les yeux. Je défends l’idée d’une France moteur politique en Europe, force d’équilibre.

Like
Like Love Haha Wow Sad Angry
4212

Recevez gratuitement nos articles !


Députée européenne du FN

AUJOURD'HUI SUR BOULEVARD VOLTAIRE

SOUVENIRS

Les commentaires sur cette page sont fermés.

Vues : Array