Aggravation du déficit commercial de la France : soyons stratèges !


Députée européenne du FN

 

Les chiffres du commerce extérieur sont très préoccupants. Je ne suis, d’ailleurs, pas la seule à le dire puisque Matthias Fekl, secrétaire d’État au commerce extérieur, l’admet lui-même, déclarant : « Ces chiffres ne sont pas bons, ce n’est pas une bonne année […] » L’aveu est de taille. À y regarder de près, le bilan du quinquennat socialiste est édifiant. Tous les indicateurs sont au rouge, montrant un pays enferré dans ses difficultés structurelles et de moins en moins compétitif dans le monde.

Si le tout petit 1,1 point de croissance pour l’année 2016 ne prêtait déjà pas à sourire, le déficit commercial ne nous le redonnera pas. Il atteindrait, désormais, la somme de 48,1 milliards d’euros, selon les douanes, c’est-à-dire une augmentation d’environ 3 milliards d’euros par rapport à l’année 2015. En outre, le gouvernement s’est encore trompé dans ses prévisions. Comme d’habitude, l’exécutif socialiste a mal évalué la situation.

Doués pour gagner du temps, ils le sont moins pour faire gagner la France !

La mauvaise situation du commerce extérieur s’explique en partie par la baisse, sans précédent, de la fréquentation touristique du pays, devenu moins attractif après la série d’attentats islamistes et la médiatisation, notamment en Asie, de l’insécurité chronique dans nos rues. Il suffit de regarder la balance commerciale des services, passée d’un excédent conséquent de 8,8 milliards d’euros en 2015 à un excédent beaucoup plus modeste de 400 millions d’euros en 2016, pour le comprendre. Un élément qui prouvera, à ceux qui en doutent toujours, qu’un pays prospère est d’abord un pays qui fait respecter l’ordre public, un pays sûr dans lequel les biens ne sont pas menacés et où les personnes physiques peuvent librement circuler sans risquer pour leur vie…

Bien sûr, la crise du secteur du tourisme, directement imputable à la politique plutôt laxiste du gouvernement, n’expliquera pas à elle seule le recul de notre commerce extérieur. Une fois n’est pas coutume, je laisserai la parole à Matthias Fekl qui juge, à propos de l’industrie automobile, que la France a « une part de délocalisation de production, que ce soit en Europe de l’Est ou dans les pays du Maghreb, qui est une réalité ». C’est très précisément le phénomène que dénonce Marine Le Pen… Pourquoi, alors, la conspuer ? Sans protéger nos entreprises stratégiques, nous continuerons à voir nos usines partir à l’étranger ! Disons-le tout net : en quelques tweets, Donald Trump a su conserver plus d’emplois sur son territoire national que notre gouvernement n’a pu le faire en cinq ans d’exercice du pouvoir.

L’État français, subjugué par les théories de l’économie dite « de la connaissance », en vogue au début des années 2000, nous a mis dans l’impasse. Face à l’Allemagne, qui s’est spécialisée dans le haut de gamme, nos productions paraissent de qualité insuffisante. Par ailleurs, nous ne pouvons pas lutter contre les pays qui produisent à bas coût… Une situation intenable qui n’aurait pas vu le jour avec un État stratège ! S’il faut, à l’évidence, renforcer nos segments les plus compétitifs que sont l’aéronautique, les cosmétiques et les industries pharmaceutiques, il sera aussi nécessaire de relancer les autres secteurs. La France a tous les atouts pour devenir la première économie européenne. Donnons-nous les moyens d’y arriver !

Députée européenne du FN

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