Discrimination : où et contre qui ?

À chaque fois qu’un criminel lance son « Allahu akbar » en commettant son forfait, inévitablement, classe politique dirigeante et mass media de référence lâchent leur « discrimination » toujours plus haut et fort, comme pour couvrir l’hallali islamiste. Les récents attentats parisiens, sanglants et meurtriers comme jamais, n’y ont pas échappé : avec certes un peu de retard par rapport aux événements précédents, le refrain sur les prétendues pratiques discriminatoires en vigueur en France est arrivé et entonné à qui mieux mieux. C’est l’assassinat salafiste de masse expliqué (et excusé ?) par l’intolérance de la France !

Même le ministre de l’Économie Macron, pourtant habituellement peu disert sur ce sujet, y est allé de son sermon culpabilisant : si les jeunes peuvent basculer dans le djihadisme, c’est parce que les ségrégatifs patrons ne les embauchent pas ! Allez dire cela à la famille du chef d’entreprise Hervé Cornara dont la tête, tranchée par son propre employé, a fini sur un grillage d’usine !

Ces discours de flagellation contre les Français sont indécents. Mais, surtout, ils sont erronés car, dans la République française, la discrimination est clairement interdite par la loi, ce qui est loin d’être le cas ailleurs : les chrétiens d’Orient peuvent malheureusement témoigner de ce qu’est une vraie séparation des groupes humains et du statut inférieur qui en découle pour l’un d’entre eux.

Après avoir été majoritaires jusqu’au VIIIe siècle, les chrétiens d’Orient subissent depuis le Xe siècle des mesures discriminatoires appliquées plus ou moins sévèrement selon l’époque et le pays : port d’une ceinture bleue, interdiction d’entrer dans les hammams, sanction dans les procès avec les musulmans, moindre élévation de leurs maisons et édifices religieux que ceux des musulmans, non-recrutement comme fonctionnaires, nomination impossible au poste de recteur d’université…

A-t-on jamais vu une seule de ces pratiques dans la France de 2015 ? Refuse-t-on un poste à responsabilité à quelqu’un parce qu’il est musulman ? Non, car il faut le répéter : la loi française interdit la discrimination.

En revanche, en Égypte par exemple, chaque année 15.000 coptes sont contraints de se convertir à l’islam pour des raisons de promotion administrative, de divorce ou de mariage. Une chrétienne qui divorce d’un musulman n’obtient pas la garde des enfants. Et si son mari meurt, la charia lui interdit d’hériter. Comme vous pouvez l’imaginer, la liste ne s’arrête pas là !

Alors, qui discrimine ? Et qui est discriminé ? Que ces messieurs-dames-les-droits-de-l’hommistes aillent combattre la véritable discrimination là où elle se trouve, et porter leur secours à ceux qui en souffrent réellement ! Et que cesse cette insupportable subversion qui change les bourreaux en victimes et les innocents en responsables de leurs malheurs !

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