Deux mois de prison pour le musulman Aurier, cauchemar du PSG

Militant associatif et auteur

Fondateur de Riposte Laïque

 

Le Paris Saint-Germain (appelé Paris Qatar par les mauvaises langues) joue de malchance avec ses rares musulmans. Sa grosse recrue de l’année, Hatem Ben Arfa, n’est même plus retenue dans le groupe par le nouvel entraîneur espagnol, Unai Emery.

L’autre disciple d’Allah de l’équipe, Serge Aurier, vient de vivre un week-end des plus compliqués. Sur le terrain, contre Toulouse, il a réussi à provoquer un penalty, à se faire expulser, et donc à laisser ses partenaires finir à dix, et concéder une nouvelle défaite.

Et pour tout arranger, il était convoqué devant les juges, ce lundi, et s’est vu condamner à deux mois de prison ferme.

En effet, le 30 mai dernier, au petit matin, sortant d’une boîte aux Champs-Élysées, il n’avait rien trouvé de mieux que de refuser d’abord de descendre de sa Porsche, à la demande des policiers, puis de coller un bon coup de poing au thorax d’un représentant des forces de l’ordre.

Cela s’ajoutait au fait que, par quatre fois dans le passé, l’international ivoirien avait été contrôlé au volant de sa voiture sans permis de conduire. D’où les deux mois ferme, les sursis étant tombés.

En dehors de ces péripéties judiciaires, le joueur commence à avoir un dossier des plus accablants.

L’an passé, à trois jours du match le plus important de l’année, le quart de finale de la Coupe d’Europe des clubs qui devait opposer le Paris Saint-Germain à Manchester City, il réussissait à diffuser une vidéo, sur Periscope, où il qualifiait son entraîneur, Laurent Blanc, de « fiotte ». D’autre part, il bavait sur nombre de ses coéquipiers, évoquant notamment, dans des termes fleuris, l’homosexualité supposée d’un gardien de but. Beaucoup d’observateurs ont estimé que l’ambiance délétère qui a suivi ces déclarations avait tenu un rôle important dans l’élimination du PSG.

Fait accablant pour le défenseur musulman ivoirien : quelque temps auparavant, il avait réussi, toujours sur les réseaux sociaux, à qualifier l’arbitre, M. Kuipers, qui officiait en Coupe d’Europe dans un match opposant le PSG à Chelsea, de « fils de pute ». Cela se fait sans doute à Sevran, d’où Aurier se vante de venir, mais en Coupe d’Europe, cela coûte trois matchs de suspension et des excuses publiques.

Certes, il s’est trouvé l’ineffable Anelka, dont plus aucun club ne veut, pour voir dans la condamnation de son coreligionnaire la preuve du racisme et de l’islamophobie qui séviraient en France. Il s’est même appuyé sur Tariq Ramadan et Dieudonné pour soutenir le défenseur parisien !

Mais le milieu du football commence à en avoir marre d’Aurier, tandis que la gestion de ce joueur par le PSG interroge sérieusement. Il insulte publiquement son entraîneur, mais c’est Laurent Blanc qui est viré, à la fin de la saison, tandis qu’Aurier est toujours présent. Les Qataris cherchent à donner une image respectable du club parisien, en recrutant essentiellement des joueurs bien élevés, majoritairement latino-américains ou européens. Le PSG est l’équipe, dans le championnat de France, qui recrute le moins d’Africains.

Mais pour le plus grand malheur des Qataris, leur seul musulman titulaire réussit, en un week-end, à provoquer un penalty, à se faire expulser et à se prendre deux mois de prison, ce qui fait désordre pour la réputation d’un club qui rêve toujours de gagner la Coupe d’Europe !

Avec Ben Arfa qui cire le banc de touche depuis le début de l’année, voilà de quoi dégoûter à jamais Nasser Al-Khelaïfi, le président du club, de recruter des coreligionnaires !

Fondateur de Riposte Laïque

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