La dette, l’exemple de Philippe le Bel

Journaliste
 

La mise en esclavage de la France, qu’elle soit dirigée par un parti teinté de droite molle, de gauche radicale ou de coalition arc-en-ciel, continuera tant qu’elle sera liée par la dette qui ronge son patrimoine et, donc, son histoire.

L’insistance sur le remboursement obligatoire de la dette dite souveraine – issue, en grande partie, de la loi du 3 janvier 1973, que l’on retrouve dans les traités européens de Maastricht et de Lisbonne, et de l’euro, obligeant les pays à emprunter sur les marchés financiers -, est symptomatique de la domination lourde qui pèse sur la France. Un des exemples les plus criants étant Jacques Attali, sommant audit remboursement alors qu’il fut conseiller des présidents de la République depuis François Mitterrand, jusqu’à François Hollande (et son clone 2.0 Emmanuel Macron ?), gauche et droite confondues (pardon pour ce pléonasme).

Un des exemples les plus éclatants est celui de Thomas Sankara, l’homme qui avait mis en avant l’illégitimité de la dette du Burkina Faso, notamment lors d’un discours à Addis Abeba, le 29 juillet 1987.

L’on sait comment il a fini…

Il existe bien des exemples historiques de défaut des États et, surtout, de reprise en main par les nations de leur indépendance économique. En évitant l’émission du papier-monnaie comme aujourd’hui – le système Law sous la régence entre Louis XIV et Louis XV et les assignats au moment de la Révolution française en furent les premiers exemples mortels –, une des reprises en main les plus spectaculaires fut celle de Philippe Le Bel, qui reprit la main sur ses créanciers, Templiers, en emprisonnant puis brûlant Jacques de Molay en 1314, qui représentait alors pour le pouvoir royal un « État dans l’État ». Les méthodes représentaient, dixit Pierre Hillard, « la rudesse de l’époque ».

Sans confondre, chez les créanciers, les États étrangers et les banques privées (et les institutions FMI, Banque mondiale, qui ne sont que leurs relais), regardez ce petit échange résumant tout cela :

Mais la France n’est plus gouvernée par un souverain.

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