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Des musulmans fichés par leurs coreligionnaires… et la mairie socialiste ?

Militant associatif et auteur

Fondateur de Riposte Laïque

 

Le 5 mai 2015, Robert Ménard provoquait un séisme national. Il révélait que, dans sa ville, 64,8 % des élèves scolarisés étaient de confession musulmane. Au lieu de s’interroger sur la réalité de ce chiffre, la caste politicienne lui tombait dessus, l’accusant de ficher les musulmans comme on fichait les juifs « aux heures les plus sombres », etc.
 
Depuis Riyad, Hollande interrompant le protocole prévu faisait connaître aux Français son indignation. Valls, Cazeneuve, Taubira et la clique politicienne locale lapideront à leur tour le maire de Béziers. On verra même, à Béziers, un des derniers staliniens d’Europe de l’Ouest, Aimé Couquet, arborer un croissant jaune à son veston, au conseil municipal suivant. Naturellement, la caste médiatique s’en donnera à cœur joie dans le lynchage de l’ancien confrère, et la mairie sera même perquisitionnée. Tout cela pour rien : au grand dam des inquisiteurs, Robert Ménard sera relaxé, ayant simplement utilisé les documents officiels de l’Éducation nationale, et rien d’autre.
 
Les mêmes politiciens de gauche et les journalistes sont, en revanche, bien plus discrets sur un autre « fichier musulman », celui de Mantes-la-Ville, dans les Yvelines. Le président de l’Association des musulmans de Mantes-Sud (AMMS), Abdelaziz El Jaouhari, considéré comme proche de Tariq Ramadan, vient d’être longuement interrogé, avec deux autres adhérents, par la police. Dans cette ville socialiste, une liste aurait été établie, composée des noms et prénoms de personnes d’origine africaine. Auraient figuré leur bureau de vote et, à droite, le nom d’un référent socialiste ou de l’association AMMS.
 
Autrement dit, avec la complicité de l’association musulmane, des élus socialistes auraient mis en place, en toute illégalité, un fichier ethnique, dans un but électoraliste. Hélas, une lettre anonyme, envoyée au parquet de Versailles, a dévoilé le pot aux roses.
 
La grande histoire d’amour entre la gauche locale et les disciples de Tariq Ramadan ne date pas d’hier. Le mantois fut un laboratoire de l’islamo-gauchisme. En 2003, un collectif de musulmans et de gauchistes appelé « Une école pour toutes-tous » s’était créé, pour protester contre la loi interdisant les signes religieux (dont le voile) à l’école. Ils organisèrent des manifestations, où se distingua la conseillère régionale, apparentée au PCF, Bénédicte Bauret, qui affirma préférer le voile islamique à la mini-jupe.
 
En 2014, l’équipe du maire sortant de Mantes-la-Ville, Monique Brochot, forte de l’utilisation du fichier musulman, était certaine d’être réélue, avec son adjointe Bénédicte Bauret, présidente de la LDH locale, animatrice des collectifs « Boycott, désinvestissements, sanctions (BDS) ». Celle-ci se distinguera, dans ce registre, en pointant du doigt les pharmaciens juifs. Comme quoi la haine d’Israël et le combat contre la laïcité peuvent unir des militants qui se disent de gauche et des disciples d’Allah qui rêvent de la charia.
 
Malheureusement, tout ce beau scénario s’écroula. Une autre socialiste, ancien député-maire de Mantes-la-Jolie, Annette Peulvast, qui haïssait le maire sortant, constitua une liste rivale, classée divers gauche. Au soir du premier tour, ce fut pour la gauche le pire scénario-catastrophe : le FN, derrière Cyril Nauth, arrivait en tête, avec 21,6 %, devançant Peulvast (20,15 %) et le maire sortant (19,6 %). Au deuxième tour, aucune des deux femmes ne voulant se retirer, le FN gagnait la mairie, avec 30,26 %, devant Brochot (29,35 %) et Peulvast (28,29 %).
 
Le fichier musulman, illégal, n’a donc servi à rien. Mantes-la-Ville avait la gauche la plus bête de France, et se retrouvait avec un maire qui ne voulait plus entendre parler de nouvelles mosquées dans sa ville.
 
La vie est parfois injuste, voire cruelle…

Fondateur de Riposte Laïque

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