Dernier incident : l’incendie du QG de Marine. À qui profitent ces crimes ?

Ancien officier de Gendarmerie

Diplômé de criminologie et de criminalistique

 

– Nuit du mercredi 12 au jeudi 13 avril : le rez-de-chaussée de l’immeuble parisien, rue du Faubourg-Saint-Honoré (VIIIe arrondissement), où se situe le QG de campagne de Marine Le Pen, est visé par une tentative d’incendie. Les pompiers interviennent rapidement vers 2 h 40, pour maîtriser un feu. Pour la police, l’origine est probablement criminelle. D’ailleurs, un groupe affirmant s’appeler « Combattre la xénophobie » a revendiqué cette action et révélé : « Cela va continuer tous les jours jusqu’aux élections. »
– Nuit du 9 au 10 avril : la permanence du Front national de Varades, en Loire-Atlantique, est vandalisée : jets de peinture, bris de matériel et bureaux retournés, cela, alors qu’elle devait ouvrir à la fin du mois d’avril.
– Nuit du 18 au 19 mars : le local du Front national à Alençon est la cible d’un incendie d’origine criminelle vers 2 h du matin. La vitrine du local a été brisée à l’aide d’une barrière métallique et le local a été gravement endommagé dans cet incendie. Quatre personnes qui habitent au-dessus du local ont été incommodées par des fumées, trois ont été brièvement hospitalisées.
– 25 février, à Nantes : manifestation contre le meeting de Marine, quelques centaines d’antifas, dont certains cagoulés, se greffent au cortège et lancent des projectiles sur les forces de l’ordre. Selon le ministère de l’Intérieur, onze policiers et gendarmes sont blessés ; parmi eux, un gendarme est brûlé au deuxième degré aux jambes et hospitalisé.

Huit personnes sont interpellées, dont quatre placées en garde à vue, d’après le ministère.
– 26 février : peu avant le début du meeting de la candidate du FN à la présidentielle, des manifestants hostiles à sa venue s’en prennent à des bus transportant des militants frontistes. Trois bus, deux venant de Rennes et un de Vitré, sont attaqués. « Il y avait un barrage, la voie était bloquée et ils ont brûlé des pneus. On ne pouvait plus avancer », a déclaré un conseiller régional FN de Bretagne à l’AFP. Les bus ont dû être escortés jusqu’au Zénith par des camionnettes de gendarmerie.
– 2 avril : rassemblement contre la réunion de Marine à Bordeaux. Cours Victor-Hugo, plusieurs manifestants, qui avaient défilé cagoulés en tête du cortège, s’en prennent à des vitrines, notamment celles d’une banque, puis aux forces de l’ordre, leur jetant des boulons, pavés, canettes et projectiles divers. Des interpellations ont eu lieu avant et pendant la manifestation parmi les gens repérés portant cagoules, bâtons et lançant des pierres ou fumigènes.

Suite à ces débordements et ces vandalismes, qui ne sont certainement pas les derniers, des questions se posent :
– Que sont devenus les gardés à vue des manifestations ? Ont-ils été condamnés ou sont-ils sortis libres ? L’État n’a pas communiqué sur cette question.
– Pourquoi aucun auteur des dégradations des locaux n’a-t-il été arrêté ? N’y aurait-il aucune surveillance de la mouvance gauchiste en France ?
– Que penser du fait qu’une porte-parole du NPA, Christine Poupin, non seulement ne condamne pas l’incendie du QG de la candidate, mais ironise en déclarant : « Ils devraient faire attention et éteindre leurs cigarettes. »

On le voit, face à l’extrême gauche, le gouvernement fait semblant de s’indigner mais ferme les yeux. Le but est clair : inciter les citoyens à penser que Marine Le Pen est génératrice de violence et que son élection signifierait une France à feu et à sang.

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Diplômé de criminologie et de criminalistique

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