Délinquance : « Le minimum syndical n’est pas assuré dans ce pays. »

Xavier Raufer dénonce le mensonge éhonté que constitue la prétendue baisse de la délinquance affichée par l’Observatoire national de la délinquance.

Il cible les trois sources principales d’insécurité, sur lesquelles doivent se concentrer les actions pour lutter contre la criminalité.

Xavier Raufer, que pensez-vous des chiffres de la délinquance présentés par l’Observatoire national de la délinquance?

Nous sommes, à l’heure actuelle en France, au milieu d’une grande tricherie honteuse du ministère de l’Intérieur, de l’Agence France-Presse et de l’Observatoire national de la délinquance.
On nous fait croire que la délinquance baisse alors que c’est naturellement faux ! Tous les jours, il y a plusieurs centaines de vols à main armée bas de gamme et de cambriolages. Un vol à main armée est un crime. Le travail de la police serait de s’attaquer aux individus qui commettent ces crimes. Il faudrait faire en sorte qu’il y en ait moins.
Le minimum syndical n’est pas assuré dans ce pays.

La priorité est-elle de savoir quel service est responsable ?

Plutôt que de se quereller sur des sottises sans fondement, il vaudrait beaucoup mieux faire en sorte que les malfaiteurs dans ce pays soient ciblés.
Pour faciliter la tâche du ministère de l’Intérieur, je lui indique qui sont les cibles.
D’une part, il y a des clans nomades criminalisés. On va dire que tous les nomades ne sont pas des criminels et que ceux qui ne sont pas des criminels sont absolument adorables. En revanche, ceux qui sont criminels sont hyperactifs. À partir du moment où il y a des nomades criminels, il faut les mettre hors d’état de nuire. Depuis que nous avons eu la folie de laisser entrer dans l’Union européenne la Roumanie et la Bulgarie, ces groupes déferlent avec de mauvaises intentions. Dans les Balkans, tout le monde en est conscient, mais sans doute moins chez les médias français.
D’autre part, il y a les racailles des cités autour de Paris. Je parle de ceux qui lynchent les policiers, ceux qui tentent de les brûler vifs, sans compter tout ce qu’on a vu au cours de ces derniers mois.
Dernier point, il y a ce qu’on appelle les « mineurs isolés », la nouvelle vague de sauterelles qui tombent sur la France. Ils sont largués dans la nature. On en reçoit de plus en plus de l’Afrique subsaharienne et du Maghreb. Beaucoup d’entre eux se livrent à des activités de prédation au quotidien. Ils sont drogués et extrêmement difficiles à prendre en compte. Certains sont des bandits dès l’âge de dix ans et se sauvent des foyers.
Voilà les trois sources de la délinquance et de la criminalité au quotidien en France.
Si jamais on arrivait, demain matin, par un coup de baguette magique, à mettre fin à ces trois sources d’insécurité, on verrait que les chiffres de la criminalité en France baisseraient rapidement et facilement de moitié, sinon plus.
C’est l’objectif et c’est là-dessus que les policiers doivent concentrer leurs actions plutôt que de se chamailler.

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