La Défense, le cœur du sujet désormais ?

Ancien pilote de chasse
 


Défense de parler de travers ou en « off », défense de se faire prendre en photo sur le perron, défense de sortir du premier Conseil en voiture, défense de rester ministre si pas élu aux législatives. Le jeune maître de la nouvelle  classe  se révèle plutôt comme un pion à l’ancienne ! 
Ça nous change de François-le-normal…
Pas sûr que  cette autorité résiste aux humeurs des temps politiques et turbulences bourbonesques. Car dans l’hémicycle, on a souvent et surtout récemment,  observé des contestations ou  manifestations réfractaires, voire de notoires insubordinations.

Attendons la constitution de la nouvelle Assemblée nationale.
Plus sérieusement, un autre président s’est révélé, c’est le chef des armées ! 
Privés durant les campagnes de débats sur La Défense, les citoyens ont incontinent été comblés d’images et démonstrations altières suivant l’investiture. 
Première manifestation médiatique, remontée des Champs-Élysées en véhicule de commandement ACMAT – VLRA « vintage » conçu dès les années 60 et qui devrait disparaître sous ses multiples versions dans les toutes prochaines années. 
Importante initiative, la création d’un ministère spécifique des Armées, la Défense  étant implicitement confiée à celui des affaires étrangères. Il faut reconnaître la logique de cette organisation. En effet, les instruments d’actions pour la protection de la nation ne se résument plus au  seul outil militaire.  On ne peut plus reprendre stricto sensu la formule de Clausewitz « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », compte-tenu des versions modernes des hostilités déclarées ou souterraines telles les guerres économiques ou cybernétiques. 
Le véritable chef demeure donc – provisoirement ? – Le Drian. 
Cependant, en toute logique, la sécurité intérieure, l’économie, voire même l’éducation, sont également impliquées dans cette force globale qui fait la garantie de la souveraineté nationale.

L’ennemi intérieur qu’il soit affiché, subreptice ou potentiel ressortit au domaine de la défense.

Dans l’organigramme du gouvernement on comprend mal dans ces conditions que le ministre de l’Intérieur ait le même rang de ministre d’État que celui des Affaires étrangères, ce qui les place à égalité, sinon en concurrence ?

En attendant le gouvernement Macron II qui sortira inexorablement des urnes législatives, notre président poursuit son pèlerinage militaire au Mali. Prochaine étape forte et symbolique attendue, les composantes de la dissuasion. Une plongée sous-marine ou un petit vol en Rafale ? Enfin, en clôture avant les grands travaux urgents de l’été, le défilé du 14 Juillet. Quelle surprise sera réservée à la Nation qui confirmera le rôle suprême du chef de l’État ?

POUR ALLER PLUS LOIN