Pour défaire le radicalisme, supprimons l’abattage rituel et interdisons le port du voile

Enseignant
 

Comment et par quoi commencer face aux dérives d’un système politico-religieux qui frappent l’Europe et dont l’évolution semble en panne ? Deux mesures concrètes et immédiates pourraient être prises afin, non seulement de rendre l’islam compatible avec les démocraties occidentales, mais aussi de faire cesser la stigmatisation communautaire qui touche les musulmans parfaitement adaptés à la vie occidentale.

1) Supprimer l’abattage rituel : il heurte profondément l’idée que l’on se fait en Europe du respect des animaux, on l’a vu à Alès. On pourra toujours arguer qu’empêcher de manger halal serait une grave atteinte à la liberté de culte, mais ce serait oublier qu’un occidental qui s’installe durablement au Maghreb se prive définitivement de viande de porc sans que cela n’émeuve personne. Une forme de réversibilité n’a donc rien de choquant.

Cette mesure permettrait de faire le ménage dans les menus communautaires et les entreprises de restauration proposant des viandes au parcours entaché de doute. Il restera aux musulmans de France la possibilité de ne pas choisir les produits contenant du porc pour que la nourriture reste en partie compatible avec les croyances liées à la religion.

2) Interdire le port du voile : non pas du voile intégral ou de la burqa, mais du voile tout court. À ceux qui pourraient hurler à tant d’intolérance, on pourra toujours rétorquer que la religion des chrétiens ne se voit pas à leur tenue vestimentaire et que les pays arabes eux-mêmes, à une certaine époque, sous l’impulsion de Nasser ou d’Atatürk, avaient commencé à faire battre en retraite ce symbole religieux.

N’oublions pas que le fameux harcèlement scolaire que l’on prétend combattre avec des films iniques sur les petits rouquins est en fait souvent du harcèlement au voile, visant les jeunes filles issues de l’immigration, sommées de le revêtir sur le chemin de l’école. Cette mesure donnerait aussi un peu d’air économique sur l’embauche des mêmes jeunes filles, à l’égard desquelles une méfiance s’est installée depuis la médiatique affaire de la crèche Baby Loup. Plus globalement, la peur de voir entrer le prosélytisme religieux dans les entreprises est un frein à l’embauche de talents issus de l’immigration arabo-musulmane, lesquels sont deux à trois fois plus au chômage que leurs concitoyens des autres confessions ou athées.

Mais au-delà de ces mesures déjà effectives dans certains pays, c’est bien la volonté purement française de faire respecter ses propres lois qui est en cause, alors même qu’elle ne réussit pas, ou ne se donne pas les moyens, de faire respecter l’interdiction des prières de rue. Et nos collègues de la presse pourraient également promouvoir la suppression du mot « islamophobie », tant ils n’utilisent jamais celui de « christianophobie ». L’anticléricalisme, désignant communément la lutte contre l’incursion des modalités religieuses dans la vie civile, suffit amplement.

POUR ALLER PLUS LOIN