Editoriaux - 9 novembre 2018

Dé-cons-truc-tion : et après ?

L’attaque d’un professeur de lycée par un élève avec une arme, factice sans doute, mais impressionnante tout de même, a suscité beaucoup d’émotion. Légitime, l’émotion. Mais émotion n’est pas action. Comment a-t-on pu en arriver à une telle situation ? Pourquoi cette attitude de notre part ? Parce que nous sommes en pleine déconstruction de la société qui nous a faits. Je prenais cette idée de déconstruction, exprimée en son temps par Bourdieu, Derrida et quelques autres, pour une fumisterie d’intellectuel en mal d’idée neuve. Erreur de ma part. Nous sommes en plein dedans.

Déconstruction de l’art. Voir la peinture, les colonnes de Buren. Le cinéma qui ne s’intéresse, et sans talent, qu’à des questions qui ressortent facilement du fait divers.

Déconstruction de l’ex-Éducation nationale. L’élève doit découvrir lui-même son savoir. Disparition de la notion d’autorité.

Déconstruction de la police. Perte de la vocation, interdiction aux policiers d’utiliser certains moyens de défense. On n’a jamais vu autant de policiers et de gendarmes se suicider.

Déconstruction de l’idée même de justice, avec les procès faits à Zemmour, l’affaire Fillon au moment de l’élection présidentielle. Il faut un mois pour examiner la plainte de deux assistantes qui affirment avoir été harcelées par leur patron. Des voyous arrêtés par la police la veille sont relâchés le lendemain par la Justice.

Déconstruction des journaux télévisés qui ne passent plus que des faits divers. Un dirigeant de la télévision a dit à un ami qu’il n’était pas là pour faire de l’information mais du spectacle. Ah, que d’émotion !

Déconstruction d’un véritable féminisme. 18 des 36 ministres ne sont pas choisis sur leur compétence mais sur leur sexe.

Déconstruction de la famille. PACS, mariage homosexuel, bientôt la GPA – voir Fogiel.

Déconstruction de la fonction présidentielle. Le Président s’affichant dans des postures et tenant des propos qui ne correspondent pas à la fonction.

Déconstruction en général, donc, de la société qui nous a faits ce que nous étions, couronnée par l’immigration massive de pratiquants d’un type de société dont les préceptes sont parfaitement opposés à ceux de la société occidentale.

Mais j’arrête de donner l’impression de me plaindre. Je ne me plains pas, je constate. Je constate simplement que nous sommes dirigés par des instances internationales, politiques ou financières, qui souhaitent la disparition des nations et l’apparition de peuples décervelés, sans passé et sans avenir, sans responsabilité personnelle, sauf le respect d’une loi tatillonne, purs consommateurs, saturés d’émotions primaires, saturation qui les privera de la capacité de raisonner.

Le problème, c’est qu’après la déconstruction, il n’y a plus que des ruines.

Je reste pourtant optimiste. J’attends l’arrivée de l’homme providentiel. La France en a déjà connu un certain nombre qui ont remis les choses à leur place. À commencer par Charles Martel.

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