Économie

Croissance et chômage : la France à la traîne


Député européen du groupe ENL

 

Bravo, la gauche : la croissance française a atteint 1,1 % en 2016. Mieux que les zéros auxquels on était habitué. Le moral des Français serait au plus haut depuis près de dix ans. Et, sur l’ensemble de l’année 2016, le nombre d’inscrits en catégorie A recule de 111.300. Pour la première fois depuis cinq ans.

Les statistiques doivent être relativisées. Notamment par rapport à nos voisins européens. La moyenne, dans la zone euro, s’établit à 1,7 %. « Pour la troisième année d’affilée, la France a enregistré une croissance inférieure à celle de la zone euro » constatent Les Échos. Plus grave : « L’écart avec la moyenne de la zone euro se creuse. » 3,2 % de croissance en Espagne ou 1,9 % en Allemagne.

« Le boulet qui plombe la croissance depuis quinze ans » est, selon Jean-Marc Vittori, notre commerce extérieur. Qui s’en étonne avec nos records d’impôts sur le capital et sur le travail ? Les Français devraient se méfier : le retour de l’inflation rognera leur pouvoir d’achat. L’inflation remonte après cinq ans de baisse. Les Français devraient lire La Folie des banques centrales, de Patrick Artus, qui nous explique « pourquoi la prochaine crise sera pire ».

On n’imprime pas des milliers de milliards d’euros qui ne correspondent à aucune création de richesses sans que cela ait des conséquences dramatiques. Pierre Jovanovic écrit que nous sommes bien partis pour un « Weimar planétaire ».

Quant aux derniers chiffres du chômage, malgré 25.900 chômeurs de catégorie A de plus en décembre, notre ministre Myriam El Khomri juge cette évolution « favorable ».

Depuis l’élection de Hollande en mai 2012, le nombre d’inscrits en catégorie A a bondi de plus de 600.000. Des hausses spectaculaires se sont produites dans les deux catégories les plus éloignées du marché du travail : +52,71 % en 56 mois pour les seniors et +42,14 % pour les chômeurs de longue durée. En agrégeant les catégories A, B et C, le nombre de chômeurs a augmenté d’un million de personnes sous François Hollande, comme sous Nicolas Sarkozy.

Toutes catégories confondues (A, B, C, D et E), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 6.575.000 pour la France entière. Et ces mauvais résultats ont été obtenus dans des conditions économiques jugées favorables par les économistes, avec la baisse du prix du pétrole, la baisse de l’euro et des taux d’intérêt quasiment nuls.

Seule une politique patriote, proche de celle de Trump, permettrait une vraie baisse du chômage et la relocalisation des emplois. Il faudra simplifier les normes, aider le financement des PME, des artisans et des commerçants, réindustrialiser la France et encourager l’achat de productions françaises. C’est ce que propose Marine Le Pen.

Député européen du groupe ENL

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