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Corbière voit rouge chez Ruth Elkrief !

Avocat
 

Le bras gauche de Mélenchon, qui se veut le seul opposant crédible à la politique de monsieur Macron, s’est lâché à propos de Manuel Valls.

Sans vergogne, il a accusé celui-ci d’avoir rencontré des « ministres d’extrême droite » lors de son récent voyage en Israël. On croit rêver. Quelques jours auparavant, Mélenchon lui-même avait accusé Valls de collusion avec l’extrême droite israélienne. On ne saurait faire plus idiot ni plus décalé.

Les gens de l’extrême gauche, dont font partie les susnommés, n’ont absolument aucun complexe à revendiquer leur filiation communiste. S’ils se sont éloignés, par pure tactique, d’un parti dont on peine à connaître le nom du secrétaire général, ils restent imprégnés de marxisme. En 2012, à Rouen, Mélenchon osait déclarer que les communistes n’avaient pas de sang jusqu’au coude… Chacun appréciera le souci de précision. S’il est vrai que cette monstrueuse idéologie a fait entre soixante et cent millions de morts, on peut discuter lequel, du coude ou de l’épaule, sert de trait de niveau au Líder Máximo. Ils n’ont aucun complexe parce qu’ils savent que, dans la France de 2017, communiste n’est pas une insulte. L’Histoire étant écrite par les vainqueurs, il est interdit de mettre sur le même plan communisme et nazisme, les deux faces d’une même médaille satanique.

Nazisme renvoie, pour ces gens-là, à l’extrême droite. Les historiens des idées ont démonté cette vision depuis des lustres, mais il y a quelque chose de piquant d’assimiler extrême droite et nazisme à propos des Israéliens. En vérité, ce que ne supportent pas les gens du Front de gauche, c’est qu’Israël applique une politique de défense de son territoire, de son identité, et de lutte incessante contre l’islamisme qui a juré sa perte depuis sa création. Et, parce que l’État juif fait parfois preuve d’une grande brutalité dans la répression, ces vieux gauchistes l’assimilent à l’extrême droite, c’est-à-dire aux nazis…

Manuel Valls n’a jamais caché ses accointances avec la communauté juive, dont est issue son épouse Anne Gravoin. C’est son droit. Il n’a jamais, non plus, mis en œuvre de politique de répression contre l’islam qui sévit en France, ce qu’on peut lui reprocher. Mais comment peut-on, sérieusement, lui faire grief de collusion avec la peste brune ? Il y a, d’ailleurs, une certaine stupidité, qui confine à la stérilité intellectuelle, à brandir l’expression « extrême droite » pour un oui ou pour un non. Comme si les gens affublés d’une telle étiquette, dont le contenu varie d’un interlocuteur à l’autre, constituaient une sérieuse menace pour notre pays. On ne peut pas en dire autant des « antifas » et autres nervis qui, à chaque manifestation, usent et abusent de barres de fer, de gaz lacrymogène et mettent le feu aux véhicules de police, sans que monsieur Corbière ne s’en offusque. Il a même, à sa gauche, une certaine Danièle Obono dont chaque sortie médiatique ajoute une page au bêtisier d’infamie de son parti.

Tout cela ne constitue qu’une nauséabonde cuisine politicienne. La gauche extrême drague les musulmans de notre pays et, pétrie d’internationalisme sans frontière, prône l’ouverture des frontières et le multiculturalisme. C’est aux musulmans que Corbière s’adresse lorsqu’il tient de tels propos. Il sait qu’il ne risque rien. Il sait que l’antisémitisme est largement répandu dans son électorat immigré. Une pincée d’extrême droite, et le tour est joué.

Pendant ce temps-là, son ami Mélenchon s’exhibe avec les dictateurs gauchistes de la planète, sans gêne ni remords. Selon que vous serez de gauche ou de droite, les jugements des médias…

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