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Comment ne pas rire de Hollande devant tant d’incompétence compassionnelle ?

 

Comment ne pas rire de Hollande quand celui-ci se donne en spectacle en des occasions qu’il crée ou qu’il approuve ?

Même s’il croit de bon calcul de donner cours à l’agitation médiatique, comment ce très prévisible lunérien – les habitants de la lune – ne voit-il pas sa rikikidicule cote de popularité dans les sondages – comme le soulignait Pascal Célérier dimanche. Avec 8 % d’opinions favorables, il faut quand même être culotté pour accepter le titre d’« homme politique de l’année » ! Car nul doute qu’il ne l’ait accepté ! Il va même à la cérémonie de remise du prix. Tout personne consciente de ce qu’elle est, dans sa situation, aurait refusé la décoration. Et l’élégance commandait qu’il ne se rendît point à la remise de ces étranges soutiens étrangers, occupé qu’il devrait être à quelque affaire importante ou à la restructuration du PIF – le paysage (sic) immigrationné français (re-sic), mais qu’il s’y fît représenter.

Il convient de souligner la notabilité de cette institution dont les derniers lauréats furent les illustrissimes présidents indonésien, mexicain et le très européen David Cameron – avaient-ils calculé que celui-ci se retirerait en 2016 ? Il serait franchement taquin de prêter telle pensée à cette vénérable institution – âgée de 60 ans.

Dans la même veine, on notera son discours en mémoire aux victimes des attentats de 2015/2016… Comment ? Vous avez dit « récup » ! Oh ! les mauvais esprits… Qui croira que l’occasion de cet hommage tout artificiel fut donnée par l’absence d’attentat depuis… deux mois seulement. Nous eûmes, certes, le coup de Charlie en janvier, le Bataclan en novembre, Nice et le père Hamel en juillet. Mais rien en septembre. À part quelques fêtes mariales dont ont doute qu’elles fussent à l’origine de ces commémorations. La maladresse d’artificiers ne sachant faire fonctionner une 605 au Butagaz fit que Hollande décida d’honorer cette manifestation là aussi.

Le fit-il dans le passé ? Que nenni ! Rien en 2015. On trouve bien un discours à Bamako le 19 septembre 2013 et une déclaration sur l’apprentissage l’année suivante. Mais non, rien en 2015. Et jamais lors des 18 et 19 septembre précédents. Mais l’on nous prie de conserver notre sérieux devant le discours de l’incompétence compassionnelle. Vous verrez que la primaire socialiste et la campagne des présidentielles 2017 seront aussi ponctuées de commémorations supplétives pour faire buzzer de soi.

Ma foi, on doute franchement qu’il en reste beaucoup lors des pics de conscience cérébrale dans les isoloirs de mai. Mais, quatrième – devenu premier – pouvoir aidant, notre François s’adonne à ces occupations de l’espace ondulant des médias ; oublieux de l’univers impitoyable de ceux-ci. Il s’y adonne et s’y accroche comme le noyé à la planche du salut.

Hélas pour lui, celle-ci n’est pas bois de la croix ! En 2017, l’orchestre jouera et Julie Gayet, telle Kate Winslet, verra son héros ballonné s’enfoncer dans la froidure hivernale.

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