Cologne, où l’on mesure le degré d’incompatibilité entre deux civilisations

Enseignant
 

L’une, dans sa forme la plus radicale, magnifiant la force brutale, exhortant au combat contre le mécréant, pratiquant l’absolution religieuse du meurtre de l’incroyant, l’encouragement du viol de la femme impure. Pour ce mâle, à l’origine mammifère, naturellement en rut, une partie du monde a choisi de vénérer la virilité, la puissance sexuelle et d’autoriser, dans certains cas, le passage à l’acte.

L’autre partie a opté pour l’éducation, le respect et l’écoute de l’autre, selon des principes laïcs et religieux qui ont abouti à une émancipation féminine que finalement peu d’entre nous regrettent aujourd’hui. La première partie voile l’objet du désir et génère chez le mâle la frustration permanente, la pulsion brute confinée, sans possibilité de cette expression verbale que l’on appelle la séduction. Cette religion, dans son interprétation originelle, castratrice jusqu’au nihilisme, n’existant que par l’interdit et la négation de soi, soumet la femme et l’homme à d’inhumaines postures, occasionne chez les unes et les autres des troubles de la construction identitaire et sexuelle déjà largement étudiés.

Chez nous, il reste la possibilité usuelle de transformer la pulsion brutale en demande de consentement mutuel par le jeu de la séduction. Une pratique permise par le partage de codes sociaux communs et du langage, en principe maîtrisés à l’issue d’études. Avec un certain type de nouveaux venus dans nos sociétés se noue une triple problématique liée à la religion autorisant le passage à l’acte sur la mécréante, à une inculture chronique chez des personnes qui se révèlent la plupart du temps illettrées et ne maîtrisant aucun de nos codes sociaux, et le spectacle de nos filles, de nos compagnes, belles et perçues culturellement comme inférieures, soumises et autorisées.

Mais dans la pire des optiques – celle de la cinquième colonne des combattants islamiques -, le viol retrouve sa fonction guerrière utilisée depuis l’Antiquité dans quasiment tous les conflits. Terroriser l’ennemi, le sidérer, réduire à néant le moral d’une nation tout entière. Mais encore transformer l’espèce en introduisant d’autres gènes, transmettre des maladies, défaire les familles et les identités, tant culturelles que génétiques…

Toutes ces options s’intriquent aujourd’hui : celle, religieuse, qui transforme la femme en tentatrice, coupable de son propre viol ; celle, éducative, qui ravale l’homme inculte au rang de la bête ; et la dernière, guerrière, arme de conquête ethnique et territoriale. Au-delà des massacres de masse commis au Bataclan ou à l’Hyper Cacher, les viols allemands et d’Europe du Nord, ceux, encore isolés, en France, commis par des étrangers habités du sentiment d’impunité, sont bel et bien le stigmate palpable d’une incompatibilité chronique entre deux civilisations, mais également la symbolique d’une guerre déclarée.

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