Colloque à Béziers : désislamiser pour émanciper…

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Que veut donc dire « désislamiser l’Europe » ? C’est à cette question que se sont attachés à répondre, samedi, les participants au colloque qui se tenait à Béziers. Des participants venus d’horizons politiques parfois opposés.

On y côtoyait des identitaires régionalistes et des jacobins, des laïques intransigeants et des partisans d’une réintroduction thomasienne du christianisme…

Commençons par dire ce que n’est pas la « désislamisation ». Il ne s’agit pas d’une solution de type « indépendance indienne » – avec la création d’un État musulman, le Pakistan – mais de s’opposer au lent grignotage de l’espace public – construit en Europe sur la sécularisation des religions – par un islam conquérant. Il ne s’agit pas d’une critique de l’islam en tant que religion mais de refuser que la charia ne gagne du terrain : repas halal, port du voile, espace réservé aux femmes dans les piscines, choix du personnel médical en fonction de son sexe…

On l’aura compris, nul rejet des individus – les musulmans, en l’occurrence – et de leurs croyances mais réaffirmation de l’attachement des participants à ce colloque à ce qui fait l’identité et la spécificité de notre Europe pétrie de culture formée principalement de fonds grec, latin, chrétien et philosophiquement post-chrétiens, intégralement en opposition avec les règles de la charia.

Avec le concept de « désislamisation », ses initiateurs proposent de combattre sur le terrain strictement politique et dans le respect scrupuleux de la légalité tous les empiétements des propagateurs de la charia.

Certains intervenants n’ont pas manqué de dénoncer l’ISESCO, l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, qui a élaboré un véritable plan visant à l’introduction d’éléments culturels islamiques dans nos sociétés, trop perméables du fait de leur tolérance, afin de préparer leur soumission à la charia.

On sera sorti de ce colloque – que Robert Ménard, chaudement applaudi, est venu conclure par un message d’un profond humanisme, avec des mots simples, émouvant exemple de la conjonction d’un dévouement de maire républicain et d’une pensée catholique vécue, tournée vers l’Autre – plus forts, conscients qu’avec cette notion de « désislamisation » on avait peut-être en main l’outil intellectuel qui manquait à tous ceux qui ne veulent pas confondre le nécessaire combat contre les différents visages de la charia et un terrain religieux où il n’est pas question de se fourvoyer. Il n’est pas question, a-t-il été rappelé, d’une controverse théologique ou d’un point de vue ethnicisé mais d’une lutte pour éviter une véritable submersion civilisationnelle.

Une journée de débats pour dire, sans haine, sans hargne et sans opprobre, que désislamiser, c’est émanciper.

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