Editoriaux - Presse - Religion - Sport - 11 janvier 2018

La christianophobie de la RATP se confirme, hélas…

Une fois de plus, la RATP, chère à Mme Hidalgo, est prise la main dans le sac, ou plutôt dans la sébile. Il semblerait que la religion chrétienne soit persona non grata pour les dirigeants de cette régie (bien peu autonome) des transports parisiens. À bord du funiculaire de Montmartre, qui vient d’être rénové, il est un écran qui indique le temps d’attente avant le prochain départ. Il y a un superbe dessin de la basilique, mais l’œil du touriste, s’il est un peu observateur, notera qu’au sommet de la coupole, rien n’indique qu’il s’agisse là d’un bâtiment chrétien. Sans croix, cela pourrait être une mosquée, pourquoi pas… Car figurez-vous que la croix surplombant depuis 1914, à 83 mètres de hauteur, le Sacré-Cœur a disparu. Elle avait pourtant été payée avec les deniers des Parisiens. Des Parisiens qui avaient tenu à remercier le Ciel d’avoir éliminé la menace allemande sur la capitale en 1870, et espéré qu’une église dominant Paris permettrait d’éviter à nouveau les 30.000 victimes de la grande Commune de Paris. Et unis comme un seul homme, ils avaient fait procession sur procession pour prier le Ciel de leur être plus clément.

Mais cent après, et au nom de la nouvelle religion de la laïcité destinée à ne pas choquer les nouveaux habitants musulmans, il était impératif de faire disparaître de la vue ce symbole de la croix. Reste à savoir si les quelque 20.000 passagers qui empruntent, chaque jour, le funiculaire s’apercevront de cet abus de laïcité ? En effet, la loi de 1905 n’a d’ailleurs jamais exigé que les croix disparaissent du paysage français. Pourquoi se montrer, en 2017, plus royaliste que le roi ?

La RATP n’a pas voulu s’exprimer sur le sujet. Interrogé, son service de presse est resté muet…

Le site christianophobie.fr rappelle d’ailleurs qu’en 2015, la signalétique de la station « Anvers » avait gommé les croix sur la silhouette de la basilique. Et vous vous souvenez certainement que cette même RATP avait eu maille à partir avec les autorités religieuses lorsque la mention « Pour les chrétiens d’Orient » avait disparu des affiches annonçant un concert des Prêtres en juin 2015. La RATP avait alors, et sans rire, invoqué « la neutralité du service public » pour finalement revenir sur cette décision qui avait choqué au-delà des cercles chrétiens. On a peine à croire que la nouvelle patronne de la RATP, Catherine Guillouard, nommée par M. Macron en août dernier, avalise de telles erreurs de com’. Notamment après les propos du Président lors des vœux aux autorités religieuses.

Ce gommage des croix sur des églises n’est, hélas, pas nouveau. L’an dernier, une vigoureuse campagne sur les réseaux sociaux avait obligé Lidl à… rebaptiser d’une croix les emballages sur les yaourts à la grecque. L’église orthodoxe de Santorin avait perdu sa croix sur ses superbes photos.

Cette fois encore, ne laissons pas la croix être effacée en douce de nos paysages et de notre quotidien par une christianophobie d’autant plus dangereuse qu’elle ne dit pas son nom et se pare des atours de la communication.

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