Femen : l’indignation sélective du gouvernement !

Journaliste indépendante
 

Ah ça, de l’indignation, ils en ont en stock, au gouvernement ! Leur réaction, à peine exagérée, à la « quenelle » de Dieudonné en est la preuve la plus récente. Sauf que l’indignation n’a pas de limites, mais elle est sélective. Et les Femen en profitent.

Certains avaient du mal à comprendre qu’on trouve la femme tellement précieuse qu’on veuille en faire un homme, mais ils ont jeté l’éponge quand les Femen se sont mises à la défendre le cul à l’air sur le trottoir…

Sauf que ces écervelées ne se contentent pas d’exhiber leurs seins tagués d’insultes et de pisser dans les caniveaux, elles attaquent : les cloches de Notre-Dame, un évêque en conférence par-ci, des manifestants par-là… attaques gratuites et violentes dans un silence médiatique et politique assourdissant.

Inna Shevchenko, chef de file du mouvement en France, est devenue réfugiée politique après avoir scié une croix érigée pour les victimes du NKVD (police politique de l’URSS), Marianne après s’être attaquée aux cloches de Notre-Dame, et obtient son passeport français seulement quelques jours après qu’une de ses comparses a vandalisé la Madeleine… On attend la profanation d’un tabernacle pour la Légion d’honneur, c’est ça ?

Parce que jusqu’ici, c’était gentillet, préviennent-elles le 1er janvier avec toute la douceur féminine qui s’impose : « Le terrorisme version Femen va bientôt commencer. »

Un terrorisme qui n’émeut personne. Normal, il vise les cathos, ceux que l’on n’a pas le temps de caser entre la soirée contre l’islamophobie et la circulaire contre l’antisémitisme.

Des faits. Juste avant Noël, une Femen s’est introduite dans l’église de la Madeleine pour y mimer l’avortement de Jésus, déclarant que « Noël [était] annulé ». Inutile de parler 12 langues pour s’apercevoir que c’est nettement plus blessant pour des fidèles qu’une « quenelle », qui reste un bras d’honneur revisité, et non un « salut nazi inversé », comme certains se plaisent à le penser dans une surinterprétation malsaine.

Alors, non seulement la classe dirigeante se tait, mais Anne Hidalgo trouve le moyen de faire pire (après avoir pourtant été la seule à écrire au curé de l’église) : elle confesse tranquillement qu’elle trouve les petites « émouvantes », et éprouve à leur égard « respect et bienveillance ».

Quelques jours plus tard, l’église Sainte-Odile est vandalisée et les Femen, sans doute jalouses de n’être pas à l’origine d’une horreur de plus, tweetent : « Si cet acte a une idéologie derrière, Femen ne le condamne pas. Détruisez des églises, construisez la démocratie ! »

Aucun doute, sur les dizaines de milliers d’adjectifs que compte la langue française, c’est bien « émouvantes » qui vient à l’esprit.

Dans sa récente circulaire anti-Dieudonné, Manuel Valls s’adresse aux préfets : « Vous veillerez […] à susciter, proposer ou valoriser des initiatives de sensibilisation et de pédagogie préventives contre les comportements racistes, antisémites, antimusulmans ou intolérants. »

Comme d’habitude, cherchez la haine antichrétienne, voire même antifrançaise, puisque lorsque l’on attaque aussi violemment la religion catholique, c’est aussi la France que l’on vise.

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