En 2013, en France, les chrétiens plus agressés que les musulmans.

Journaliste indépendante
 

Dans un récent communiqué, l’Observatoire national contre l’islamophobie annonce une augmentation de 11,3% des attaques ces neuf premiers mois. Pour une même période, ils sont passés de 141 à 157 entre 2012 et 2013.

Il y a quelques jours, parce qu’une gamine agitait bêtement une banane, l’intégralité des Français de souche subissait un procès en racisme de la part de tous les grands pourfendeurs de l’amalgame. Comme racistes et islamophobes sont dans leurs esprits allergiques à la distinction, la même accusation, il convient d’en finir une fois encore avec cette entreprise de culpabilisation.

Les actes islamophobes recensés englobent les actions et les menaces, c’est-à-dire également les critiques de l’islam. L’Observatoire de la christianophobie, quant à lui, ne recense que les actes : profanations, destructions, agressions. Ainsi, pour cette même période, 250 actes sont recensés, dont 8 agressions de prêtres, 17 tentatives ou incendies et 70 profanations d’églises ou de lieu de culte chrétiens, 25 profanations de cimetières.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les chrétiens subissent plus d’agressions en raison de leur religion que les musulmans. Il est quand même intéressant de remarquer qu’aucune personnalité politique ou médiatique ne s’en émeut pour la bonne raison qu’ils sont peut-être un peu partie prenante de ce climat ambiant. Intéressant, également, de noter que les chrétiens ne font pas pour autant parler d’eux autrement qu’en organisant des chaînes de prières…

Mais ces agressions ont de beaux jours devant elles, sachant que la christianophobie est devenu un sport national, surtout dans ces hautes sphères dans lesquelles la gauche excelle ; une fois n’est pas coutume.

Mercredi dernier, une église brûlait à Carcassonne, la statue d’une Sainte Vierge était décapitée dans le Morbihan ; mais ce même après-midi, c’est l’islamophobie et l’antisémitisme que Manuel Valls dénonçait à l’Assemblée.

Jeudi, Bertrand Delanoë inaugurait en grande pompe un nouveau centre islamique à Paris, signant par ailleurs et sans la moindre émotion la destruction de l’église Sainte-Rita.

Est-il nécessaire de rappeler les propos de Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, appelant de ses vœux un arrachement des enfants à la religion catholique, précisant : « On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique… »

Mauvaise nouvelle pour ceux qui font de cette accusation de racisme ou d’islamophobie un fonds de commerce, le marché semble lasser : un millier de personnes à la Mutualité, 552 dans les cinémas pour aller voir la propagande de Djamel Debbouze et quelques milliers dans les rues samedi… Comme quoi la lutte antiraciste ne paraît pas mobiliser les foules…

Les Français finiraient-ils par comprendre que s’indigner contre une islamophobie considérablement exagérée sans pleurer la destruction de ses églises ou dénoncer la haine croissante de son identité revient à se trahir soi-même ?

Charlotte d'Ornellas
Journaliste indépendante

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