Culture - Editoriaux - Justice - Politique - Religion - 2 juin 2018

Cédric Herrou y croit encore : les terroristes islamistes sont des victimes et n’ont rien à voir avec l’islam…

Les « Grandes Gueules », sur RMC, on aime bien. Le style d’émissions qui nous donnent l’impression qu’on traite les vrais sujets, avec un peu plus de liberté de ton et d’expression, qu’on apporte un peu de contradiction à l’idéologie officielle et au politiquement correct, notamment sur les questions d’immigration et d’islamisation.

Jeudi 1er juin, l’équipe recevait la star de la semaine, ou plutôt du mois, puisque Cédric Herrou ne cesse de courir les festivals, les plateaux télé et certaines mairies de gauche. Avec Mamoudou Gassama, le migrant héroïque, il est l’autre icône de la religion du bon migrant : le passeur au grand cœur, enfreignant la loi au nom de valeurs supérieures, l’Antigone de la Roya. Et les Grandes Gueules du jour, Charles Consigny en tête, saluaient dévotement l’icône, injustement embêté par la Justice selon lui, digne de l’abbé Pierre et de Sœur Emmanuelle, selon une autre « Grande Gueule » du jour…

Mais, au milieu de sa longue homélie – « Le Grand Oral des GG » -, Cédric Herrou a quand même été interrogé par Olivier Truchot sur la présence, parmi les terroristes des attentats du 13 novembre, d’« islamistes migrants ».

Et notre gentil agriculteur-passeur s’est alors mué en docte professeur : « Faudrait comprendre le terrorisme, le mécanisme. »

Premier élément de réponse : la prison, « centre de formation exceptionnel pour le terrorisme ». Belle ironie, avec sa vérité qui mériterait d’être complétée : oui, c’est bien en prison que Benjamin Herman, le terroriste de Liège, à l’origine simple délinquant, s’est mué en terroriste. En s’y convertissant à l’islam.

Deuxième élément : la « précarité ». Sociale, et exclusivement sociale, je suppose. Mais peut-être faudrait-il parler, aussi, de la précarité culturelle et spirituelle que l’idéologie de gauche, aidée par une droite qui n’avait plus d’idéologie du tout, a systématiquement créée, préparant ce grand vide dans lequel l’islam devient la seule bouée à laquelle se raccrocher pour certains ?

Troisième élément d’explication : « la stigmatisation ».

Quatrième élément : « le racisme ».

La religion ? « Dire qu’il y a une religion qui est plus violente que d’autres, c’est une connerie. » Peut-être faudrait-il mener l’enquête un peu plus sérieusement et profondément que cette rapide et catégorique envolée de comparatisme religieux et historique, non ?

Et le sixième élément que Cédric Herrou tient à préciser, LE grand dogme : « Les premières victimes du terrorisme, ce sont les musulmans eux-mêmes. » Vous savez, à l’échelle du monde, si l’on fait les comptes de tous les attentats islamistes, etc.

Septième élément : « La religion n’a rien à voir là-dedans. » Bien sûr, regardez encore le terroriste de Liège : une fois entré dans l’école, il prend en otage Darifa, lui demande si elle est musulmane et si elle fait le ramadan. La réponse de Darifa étant oui à chaque fois, il lui affirme qu’il ne lui fera aucun mal.

Huitième élément : « Ce sont juste des malades mentaux. […] Les malades mentaux ont besoin de reconnaissance sociale. » Tout ça, nous l’avons déjà dit, c’est pas gentil du tout pour les malades mentaux. Et c’est faux.

Cédric Herrou, il est trop fort : sociologue, psychiatre, historien des religions. Et il vous démonte un argument contradictoire d’un « c’est une connerie » magistral. Je ne comprends pas qu’avec son décalogue et son expérience de terrain (entre palais de justice et palais des festivals), il n’ait pas encore déposé un sujet de thèse.

Il ne lui restera plus qu’à faire entrer, comme il pourra, dans sa thèse tous les cas que pourraient lui soumettre les membres de son jury. Si ce jury est un peu plus perspicace que les Grandes Gueules de RMC

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