À SUIVRE

Ce chaos résulte AUSSI de la droite ; ceux qui votent aux primaires l’oublient


Député européen du groupe ENL

 

Le week-end dernier, la DGSI « a permis de mettre en échec une action terroriste envisagée de longue date sur notre sol ». Ils ont arrêté, à Strasbourg et à Marseille, cinq Français, un Marocain et un Afghan. Ces arrestations portent à 418 le nombre d’interpellations d’individus en lien avec des réseaux terroristes islamistes réalisées depuis 2016. La menace terroriste, en France, est sans précédent. Elle s’aggrave : 143 interpellations depuis le 1er septembre. Les terroristes ont frappé cinq fois en vingt mois et ont fait 250 morts.

Le chaos ne se limite pas au terrorisme. La violence et la barbarie se répandent en France dans une sorte d’indifférence du pouvoir politique. Le nombre de morts par règlements de comptes explose à Marseille et ailleurs : plus 60 % en deux ans. Les personnes âgées sont souvent les victimes des violences, comme cette retraitée agressée sexuellement à Arzon par un réfugié soudanais. Ces réfugiés qui ont pour « coutume », selon le préfet du Pas-de Calais, de mettre le feu à leur logement quand ils le quittent.

À Calais, la jungle était une zone de non-droit livrée à la violence, aux trafics d’êtres humains, aux meurtres, qui développait une économie parallèle. Ce genre de bidonville insalubre se répand, d’ailleurs, dans certains quartiers de Paris. Partout en France, dans les zones de non-droit mais aussi à l’hôpital ou à l’école, se développe le chaos. « Depuis 2008, la violence n’a cessé d’augmenter dans les établissements scolaires, passant de 15 incidents à 24 pour 1.000 élèves » (Le Figaro, 19 octobre 2016). En moins d’une semaine, six professeurs et proviseurs ont été agressés en banlieue parisienne.

Nos forces de l’ordre ont fait face au surplus de travail lié à l’état d’urgence et aux émeutes des gauchistes contre la loi El Khomry. Elles subissent les assauts des barbares. Deux policiers poignardés à mort devant leur enfant, d’autres attaqués à coups de cocktails Molotov. Chaque mois, 500 d’entre eux sont blessés en opération. Leur exaspération et leurs manifestations sont logiques.

En suivant le conseil du criminologue Xavier Raufer, en lisant le Bulletin quotidien CNICO de la sécurité publique, on apprend que des patrouilles de polices ou des équipes de pompiers sont attaquées par des meutes de jeunes voyous. « Et ainsi, partout en France – non plus sporadiquement mais au quotidien. »

Notre justice, par faute de moyens et parce qu’elle baigne dans un environnement de culture de l’excuse, ne remplit plus son rôle. Nous assistons au déclin de l’autorité de l’État et à la montée parallèle de la barbarie. Ceux qui se sont passionnés pour les primaires de la droite et du centre devraient se souvenir que ce chaos est autant le résultat des politiques des Républicains que des socialistes.

Député européen du groupe ENL

POUR ALLER PLUS LOIN