Obama et Hollande : l’islam n’a rien à voir avec l’islam

Ancien chef d'entreprise
 

19 août 2014, le grand mufti d’Arabie saoudite a parlé : l’ennemi numéro 1 de l’islam, c’est l’État islamique.

Le lendemain, Barack Hussein Obama lui emboîtait le pas : « L’État islamique ne parle au nom d’aucune religion. Il n’y a aucune religion qui incite à tuer des innocents. »

Quant à François Hollande, à propos de la Syrie, il accuse, le même jour, la communauté internationale de ne lui avoir donné le choix qu’entre aider un dictateur ou un groupe terroriste. Mieux : il avoue avoir livré des armes à des terroristes tout en évoquant une « rébellion syrienne démocratique » dont il est de notoriété mondiale qu’elle ne fait qu’un avec ces derniers. En somme, le Président – qui recueille encore 13 % d’opinions favorables – réussit l’exploit d’avouer une faute grave (l’armement des djihadistes syriens), suggère une erreur (qui n’en est pas une) dans la destination d’armes, un fait dont il s’absout en raison d’un « matériel conforme aux engagements européens ». C’est bien.

Rien de plus normal pour un président autoproclamé normal qui affirmait cependant « ne pas vouloir se laisser entraîner par des querelles qui sont trop loin d’ici pour être importées et de ne pas se laisser emporter par les déflagrations du monde ».

Mais enfin, l’attentat des tours jumelles, à New York en 2001, ceux des quatre trains, à Madrid en 2004, ceux de Londres, à quinze jours d’intervalle en 2005, celui qui atteint les marathoniens de Boston, en 2013, en bref les 23.000 actes meurtriers commis depuis 13 ans, par qui d’autres que des adeptes de la religion islamique ont-ils été perpétrés puisque tous ont été revendiqués au nom d’Allah ?

Ce qui fait dire au philosophe, écrivain et ancien diplomate tunisien Mezzri Haddad – invité de France 24, le 2 mai 2013 – que « lorsqu’on a du mal à analyser avec la rationalité occidentale des phénomènes qui échappent à la rationalité, on invente des concepts : salafiste, djihadiste, islamiste, islamiste modéré ou extrémiste » ou encore, s’agissant des frères Tsarnaev de Boston, « des autoradicalisés ». Et M. Haddad affirme, sans autre forme de procès, ne faire aucune distinction entre islam et islamisme.

Mais messieurs Obama, Hollande et le mufti saoudien Al-Cheik n’en seraient pas capables ?

Dire que l’État islamique ne parle d’aucune religion ou que l’ennemi numéro un de l’islam, c’est l’État islamique, c’est comme affirmer que le catholicisme n’a rien à voir avec la chrétienté. C’est absurde. C’est une pantalonnade. Et c’est une traîtrise. Devrons-nous nous entendre dire, un jour prochain, que la loi islamique n’a rien à voir avec la charia ?

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