Cazeneuve se désole que des clandestins ne veuillent pas rester en France

Ancien chef d'entreprise
 

Bernard Cazeneuve se désole : sur les 2.300 migrants actuellement en transit à Calais, seuls 150 se sont laissés convaincre d’entamer une demande d’asile en France, tandis que 500 autres ne sont pas allés jusqu’au bout de cette démarche.

Et pourtant, le gouvernement met le paquet : il a renforcé la présence de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration), celle de l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et il a finalement décidé d’ouvrir un centre d’accueil de jour qui sera doté d’un budget annuel de 3 millions d’euros, auquel participera l’Union européenne.

Le ministre de l’Intérieur revient donc sur sa décision initiale, quand il s’opposait à la création d’un centre qui aurait créé « un nouveau point de convergence des migrants » tout en perpétuant les filières d’immigration illégale.

Depuis qu’il s’est rendu à Calais le 3 novembre, Bernard Cazeneuve a découvert la situation des réfugiés clandestins : « Épouvantable ! », la France ne peut pas laisser « des gens exposés au froid », « mourir de faim ou se faire exploiter », s’est-il récrié.

Le ministre n’a-t-il pas discuté avec des personnes en charge de distribuer les repas, avec des patrons de bar ? Avec les Calaisiens ? Il aurait entendu parler de clandestins qui ne trouvent pas la nourriture à leur goût, et qui sont parfois de si méchante humeur que des commerçants préfèrent fermer boutique.

Mais, soit. Que les conditions de vie de ces migrants ne soient pas enviables, qui le nierait ? Néanmoins, avec ses 2023,7 milliards d’euros de dette publique au second trimestre 2014, 5,13 millions de chômeurs au mois de septembre (inclus ceux qui ont une activité réduite) et 8,5 millions de pauvres… l’État encouragerait des immigrés illégaux à demander l’asile dans un pays qui n’est plus capable depuis belle lurette de prendre soin de ses propres ressortissants ?

Qui plus est, ces demandes d’asile donneront l’éligibilité à l’ATA (Allocation temporaire d’attente) s’élevant à 340,50 euros pour 30 jours ; puis, une fois une résidence stable ou la présence 6 mois par an sur le sol français prouvées, à l’AME (Aide médicale d’État), laquelle permet la prise en charge à 100 % des frais médicaux, et dont le coût atteindra 1 milliard d’euros en 2015.

Compte tenu de l’état de précarité grandissant subi par les autochtones, un si long chemin à parcourir pour que ces immigrés clandestins deviennent des immigrés légaux en situation de travailler n’entraîne pas une dépense déraisonnable quand on est le ministre d’un pays pourtant déclaré en faillite par un ex-Premier ministre ?

Comment, alors, au bout de 40 années d’immigration massive grevant les caisses de l’État, justifier « une réorientation de la politique » – en réalité poursuivre l’hémorragie financière causée par l’immigration illégale ? Pourquoi se plaindre que seulement 150 des clandestins présents à Calais choisissent de rester en France quand, comme le rapportait Marie Delarue, le taux de chômage des immigrés venant du Maghreb et d’Afrique subsaharienne approchait 23 % en 2011 ?

Quel est l’objectif recherché par l’État alors qu’il y a deux mois, le ministre de l’Intérieur s’opposait à créer « un nouveau point de convergence des migrants » ?

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