Campagne anti-UKIP dans une école anglaise. On ferait pas ça en France…

Ancien chef d'entreprise
 

Dénoncé, arrêté et entendu par des policiers pour avoir consulté le site de l’UKIP, troisième parti du pays, c’est la récente mésaventure arrivée à Joe Taylor, un adolescent, en Grande-Bretagne. Lieu de l’arrestation ? L’école. Les dénonciateurs ? Des enseignants et une assistante sociale.

Prévenu de l’arrestation de son fils, le père de Joe est loin d’en imaginer le motif. Il pense que son fils, à 15 ans, a eu l’idée saugrenue de visionner des sites pornos ! Alors, il n’en croit pas ses oreilles !

Suite à une discussion sur la question, le jeune étudiant scolarisé à la Wildern school, à Hedge End, se livrait donc, dans les lieux, à un travail de recherche numérique sur l’immigration. Qui le conduisit vers l’UK Independence Party. Judicieux, d’aborder ce sujet en collectant des informations contradictoires ? Pas pour l’enseignant, qui s’est empressé de faire de la délation auprès de son supérieur, lequel a prévenu les autorités. Qui se sont ruées dans les lieux arrêter le dangereux « activiste » !

Consulter le site de l’UKIP relevant d’un « problème de sécurité », cela concerne évidemment « la police antiradicalisation ».

Très dangereux, en effet, d’aller regarder de près un parti qui défend le référendum d’initiative populaire… L’UKIP, représenté par le député européen Nigel Farage, et coprésident de l’Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD), pour la police, est un parti « politiquement incorrect », en conséquence, un jeune étudiant n’a pas le droit de le visiter. Point barre.

La réaction de l’UKIP ? Stupéfait, d’abord, confirmé dans ce qu’il savait, ensuite – à savoir « la culture de gauche, omniprésente » parmi les travailleurs du secteur public – et, enfin, inquiet de constater l’ampleur de la mainmise de professeurs et de dirigeants d’école sur le cerveau des élèves. L’école se livrant à une campagne anti-UKIP en vue d’influencer les jeunes, et les arrêter au même titre que les criminels, c’est « choquant », conclut-il, en substance.

Et que se passe-t-il, dans les écoles françaises ? Si, à notre connaissance, comme, par exemple, en Gironde, aucune interpellation pour visite de sites dissidents n’a encore eu lieu, la LICRA, par le truchement de sa présidente départementale, l’avocat Clothilde Chapuis, y a mis en place un « plan triennal anti-FN», pour lutter contre « les idées antirépublicaines ». Dans les clubs du 3e âge, les clubs sportifs et même pour les élus. Et surtout, à l’école, « avec nos partenaires habituels dans l’Éducation nationale ». Indispensables, les partenaires.

Anti-liberté, anti-fraternité, anti-égalité, anti-laïcité, le FN avance « masqué » : voilà la propagande à laquelle n’échapperont plus nos enfants. Dont certains professeurs n’ont d’ailleurs pas attendu ce plan pour diffamer le premier parti de France. « Est-ce que vous voulez avoir des camps de concentration et d’extermination, en France ? », n’hésitait pas à calomnier une prof de SES du lycée Jean-Mermoz à Saint-Louis (Bas-Rhin). C’est le témoignage rapporté sur resistancerepublicaine.eu par un élève, « tellement choqué ».

En 2013, en France, un élève a pu dire « Avec Marine Le Pen, ce sera mieux » sans se faire arrêter… Le vent va-t-il tourner, comme en Angleterre ? Vous avez dit… totalitarisme ?

Caroline Artus
Ancien chef d'entreprise

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