Ségolène Royal veut remettre l’écotaxe à plat

PARIS (Reuters) – La ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal, a souhaité jeudi une remise à plat de l’écotaxe, dont la mise en oeuvre est gelée depuis octobre 2013, jugeant que l’écologie ne devait pas « être punitive ».

Elle a toutefois précisé à Poitiers qu’elle n’était « pas la seule à décider » et que ce serait une décision interministérielle.

« Je vais remettre à plat les choses pour voir quelles sont les autres possibilités que nous avons pour dégager des financements pour en effet faire les travaux ferroviaires et routiers  », a-t-elle dit notamment à BFM TV.

« Il s’agit de taxer ceux qui polluent, mais j’ai toujours dit que, pour respecter la citoyenneté, l’écologie ne doit pas être punitive et on ne doit pas taxer des gens s’ils n’ont pas le choix de prendre le transport propre », a-t-elle ajouté.

Le Réseau Action Climat s’est inquiété « qu’un jour seulement après avoir pris la tête du ministère de l’Ecologie », Ségolène Royal « décide de remettre à plat le dispositif de l’écotaxe ».

« Tant que ce dispositif n’aura pas été mis en place, les coûts des externalités du transport routier seront supportés par la collectivité toute entière », a dit l’ONG dans un communiqué.

L’écotaxe fait partie des dossiers sensibles que la nouvelle ministre de l’Ecologie doit gérer.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avait décidé en octobre 2013 de suspendre la mise en oeuvre de l’écotaxe, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2014, face à une levée de boucliers en Bretagne.

L’ancien Premier ministre avait précisé par la suite que le gouvernement attendrait les conclusions d’une mission d’information créée par l’Assemblée nationale.

Le maire de Carhaix, Christian Troadec, qui est l’un des leaders des « bonnets rouges » opposés à l’écotaxe, a dit prendre les propos de Ségolène Royal avec prudence.

« On reste prudents, nous réclamons la suppression de l’écotaxe », a-t-il dit sur i>Télé, tout en estimant qu’une remise à plat « serait un geste d’apaisement ».

Dans un communiqué réagissant à la composition du gouvernement Valls, il avait estimé : « Dans les semaines qui viennent, la Bretagne devra sans aucun doute à nouveau se battre pour faire entendre ses revendications en matière d’emploi, de libération des énergies, de régionalisation, de réunification. »

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

Envie que vos amis découvrent cet article ?
Partagez-le !

Recevez gratuitement nos articles !


AUJOURD'HUI SUR BOULEVARD VOLTAIRE

Les commentaires sur cette page sont fermés.