Les salariés de BASF bloquent leur usine à Huningue, en Alsace

STRASBOURG (Reuters) – Les salariés de l’usine BASF de Huningue (Haut-Rhin), où le groupe chimique allemand a annoncé 140 suppressions d’emplois, ont bloqué lundi les entrées du site pour une durée indéterminée, a-t-on appris auprès de la CGT et de la direction.

Tout en s’opposant à cette réduction de plus de la moitié de l’effectif, qui découle la décision d’arrêter la production des additifs et de réduire celle des pigments, la CGT veut faire pression sur la direction pour obtenir les meilleurs conditions de départ possibles.

« Nous sommes 60 à 70. Le mouvement est parti pour durer au moins toute la semaine », a dit à Reuters Jules Schneider, délégué du syndicat, le seul représenté sur le site.

La direction de BASF a confirmé ces informations tout en les déplorant.

« On ne comprend pas ce blocage du site alors que les négociations ont débuté dans le cadre du PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi) », a dit à Reuters Jean-Marc Petat, directeur de la communication de BASF France.

La CGT demande notamment, pour les partants, un congé de reclassement de 36 mois rémunéré à 100% et une prime extra-légale de 300.000 euros pour tous.

Seuls 102 salariés seraient appelés à rester dans l’entreprise.

Le syndicat craint une fermeture à moyen terme de cette usine classée Seveso alors que la direction s’est au contraire engagée à la pérenniser.

Le projet de réduction d’effectifs à Huningue, une ancienne usine du groupe suisse Ciba, racheté en 2009 par BASF, s’inscrit dans un plan de restructuration des activités européennes du premier groupe chimique mondial annoncé en octobre dernier.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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