Bonne année sous les auspices LGBT

La trêve des confiseurs n’est qu’une pure fiction pour qui s’obsède et se corrompt de ses propres idoles. Il devenait de plus en plus compliqué de garder à Noël sa pointe d’innocence quand la « Libre » Pensée s’obnubilait de la crèche ou quand des enseignants se scandalisaient de l’histoire de Jésus. Cependant, il manquait encore une touche LGBT au divin tableau. Si vous les aviez oubliés, eux contemplaient déjà l’étoile de Noël, et étaient en chemin.

À Madrid, le mouvement Podemos, par la voix de Manuela Carmena (maire de Madrid), décide de présenter au quartier Vallecas un « char LGBT » lors d’un défilé de Noël. À son bord, Luis Herrero, travesti connu sous le nom de « La Prohibida », Roma Calderon, actrice, et Dnoé Lamiss, danseuse, probablement tous acquis à la cause. Ils auraient tort de refuser cette autopromotion en mages, idéale pour se faire connaître par un autre biais que leur talent. Par ailleurs, on comprend parfaitement l’assommante intention de ceux qui organisent cette petite festivité : introduire dans tout ce qui anime notre société leurs dogmes idéologiques. Les LGBT ont beau représenter une partie infime de notre population, ils aiment s’inviter sans qu’on leur demande rien. Ils œuvrent à se rendre terriblement pénibles et incontournables, espérant sans doute pouvoir se plaindre qu’on ne les supporte plus.

Cela permet également de pleurnicher aux portes de l’Union européenne, bien qu’en dehors de l’amassage de subventions perpétuelles leurs lobbyistes n’aient plus beaucoup de travail. La Commission européenne porte déjà bien haut les valeurs de l’Europe qui sont les leurs, en se fendant (par exemple) d’un tweet tout à fait remarquable :

La liberté d’aimer, c’est la liberté de vivre. L’UE se tient aux côtés de la communauté #LGBTI, et se bat contre toutes les discriminations dont elle est victime.
C’est aussi ça, l’Europe des valeurs.

Le tout accompagné d’un drapeau de l’Europe revisité pour l’occasion aux couleurs arc-en-ciel. La force des LGBT(I) est avec nous ; un peu trop, par moments.

Décidément, la peur d’être discriminés n’est rien à côté de celle d’être oubliés, plus encore sur des sujets qui n’ont rien à voir avec eux. Mais il faut bien admettre que les politiques eux-mêmes se targuent de leur donner des cautions de bonne conduite, en leur ouvrant les portes de toutes parts, y compris lorsqu’ils s’autodiscriminent.

Nous n’étions pas en reste avec Podemos ou l’Union européenne. Il ne manquait plus que la région Île-de-France. Nous sommes le 1er janvier 2018, il est 16 h 41, et tel un noble canidé honorant son maître, la région s’empresse de tweeter combien elle est fière de recevoir les Gay Games qui se tiendront à Paris cette année. Comprenez « les Jeux olympiques réservés aux LGBTQI+ (et ses variantes insondables) ». Comprenez, également, que la région leur graisse la patte. C’est d’autant plus consternant que les Jeux olympiques n’empêchent pas particulièrement un athlète gay d’y participer (tout le monde s’en contrefiche). Par ce moyen, les LGBT s’excluent eux-mêmes, comme s’ils étaient une communauté éminemment à part qui valait bien la peine qu’elle organise son propre tournoi. L’argent qui le finance, lui, n’a pas subi une telle discrimination, surtout s’il vient de votre poche.

En se focalisant ainsi sur tout ce qui fait notre vieux monde hétéronormé, ils montrent combien leur orientation sexuelle est, pour eux, une obsession de tous les instants. Bienvenue dans leur monde LGBTocentré.

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