Editoriaux - Histoire - Médias - Musique - Politique - 9 janvier 2017

Bientôt, Mme Royal va nous chanter : « Maréchal, nous voilà ! » avec Macron

Depuis plusieurs mois, les médias et la classe politique ordinaire paniquent.

Ils ont découvert qu’il existait des catholiques actifs, organisés et bien décidés à ne plus laisser brader l’héritage chrétien sur lequel il était de bon ton de cracher, à gauche comme à droite. Des résistants.

Minoritaires, peut-être, mais solides, jeunes et habités par le souci de transmettre, d’abord la vie, et bien sûr ce trésor de l’héritage chrétien sans lequel la France ne serait plus la France.

Il y eut ces cortèges de manifestants de La Manif pour tous en 2013. Quelques bombes lacrymogènes de M. Valls sur les poussettes, un gros mensonge sur le nombre de manifestants. Et l’on croyait leur avoir réglé leur compte. Peine perdue !

À peine les petits drapeaux soigneusement repliés, ils se permettent quelques surprises électorales, ici ou là, aux municipales de 2014. Et puis de grosses surprises aux régionales de 2015. Et puis la surprise Fillon de 2016.

Et les enquêtes fleurissent sur les réseaux cathos conservateurs, cette droite hors-les-murs qui se met à perturber les jeux trop bien écrits : et vas-y que je t’élimine les socialistes dans leurs bastions du Nord et de Marseille, et vas-y que je te pousse Juppé vers la sortie.

À qui le tour ? se demandent donc, inquiets, les acteurs encore en piste.

Et, face à ce danger avéré, le mieux est de prendre les devants et de dire haut et fort qu’on les aime, ces cathos conservateurs, et même qu’on en est.

D’où les déclarations de M. Fillon se disant « gaulliste et chrétien », histoire de continuer à jouer sur la corde qui lui a si bien réussi à la primaire. Pas sûr que cette seule musique suffise. Mais pourquoi s’en priver puisque, visiblement, M. Fillon l’est, chrétien. Et il n’y a que M. Peillon pour se trouver « indigné » par cette déclaration.

On pourrait l’être davantage en découvrant que s’est aussi lancée dans cette course au label « catho-conservateur »… Ségolène Royal. Car, en cette fin de règne, le roi, la reine roulent pour leur petit Macron.

Ce dimanche 8 janvier, pendant que les familles tiraient les rois, la Royal, elle, est interrogée, dans un décor versaillais au possible (son ministère de l’Écologie ?), dans l’émission « Et si c’était vous ? » sur Toute l’Histoire. Et, bien sûr, le personnage qui lui est proposé, c’est Jeanne d’Arc. Avec un festival de déclarations : « Il faut que Jeanne d’Arc revienne dans notre récit national ! »

Brave Ségolène, va demander à Najat et à Peillon ce qu’ils en pensent, de ton idée ! Mais Ségolène est lucide : « La gauche a abandonné Jeanne d’Arc. »

Ce qui ne l’empêche pas de nous vanter la famille, le travail, la patrie comme de grandes valeurs de gauche ! Et de laisser un journaliste du Monde nous révéler sa « foi profonde » !

Allons, encore une semaine de primaire de la gauche et la Royal, qui a reçu M. Macron dans son ministère, va nous chanter avec lui : « Maréchal, nous voilà !

Après tout, c’est M. Mitterrand qui fit entrer Ségolène et son compagnon en politique. Ce même Mitterrand qui, en 1942, était décoré par le Maréchal, à Vichy.

Bon, un dernier oracle de Ségolène pour bien commencer 2017 : « Nous avons besoin de transgressions féminines ! »

Avis aux candidates !

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