Editoriaux - Justice - Société - Table - 20 juillet 2015

Vous avez dit simples attouchements ?

Un fait divers n’est intéressant que s’il s’agit d’une action exceptionnelle par sa singularité, sa gravité ou son itération, dépeignant un fait de société récurrent.

C’est bien ce dernier cas qui transparaît à travers l’affaire d’Avignon, qui a vu la condamnation d’Hichem Bey Omar à de la prison ferme. Tout commence par un individu emboîtant le pas à une étudiante avant de l’aborder et de lui demander son numéro de téléphone portable. Celle-ci refusant de le lui donner, l’homme alors l’étrangle. Elle se débat, hurle, arrive à se libérer et part en courant vers la résidence universitaire. Il la rattrape et, une nouvelle fois, lui serre le cou avec le bras droit, arrachant avec l’autre main sa culotte. Il faut l’intervention de plusieurs témoins pour qu’il lâche l’adolescente et prenne une fuite précipitée.

Arrêté peu de temps après, il passe en comparution immédiate. Cet Algérien de 27 ans en séjour irrégulier sur notre territoire est condamné à passer 30 mois aux frais de l’État derrière les barreaux pour agression, plus 3 mois pour s’être fait passer pour son cousin (il tentait ainsi d’échapper à une peine comme clandestin). Enfin, il devra indemniser sa victime en lui versant 3.000 euros.

Vous me direz de tels événements sont légion. En quoi celui-ci est-il plus remarquable que d’autres ?

Il est tout simplement le symbole de la déliquescence de notre société.

Voilà un homme qui passe une frontière aussi facilement qu’un sauteur du portillon du métro. Il se rend dans sa famille et aurait pu couler des jours heureux dans la cité des papes s’il n’avait pas commis ces « malheureux » attouchements.

Voilà un homme chez qui le mensonge est congénital. Contestant son agression sexuelle, il a expliqué : « Je ne l’ai pas suivie. Elle marchait à côté de moi et elle me faisait des sourires. Mais quand je lui ai demandé son numéro de téléphone, elle s’est mise à crier ». En gros, c’est la faute de l’étudiante, elle l’a aguiché puis, sans raison, s’est mise à hurler. À l’entendre, c’est lui la victime.

Voilà un homme qui essaye d’étouffer une femme, qui lui enlève sa culotte ; nous sommes donc dans les prémices du viol, voire plus avec l’étranglement. Résultat : passage en correctionnelle pour attouchements et 30 mois de prison. Avec les remises de peine, s’il se tient à carreau, il ne sera resté guère plus d’un an à l’ombre.

Voilà un homme qui pourra ensuite profiter du doux climat provençal, la double peine ne pouvant s’appliquer à une personne ayant passé son enfance en France – ce qui est son cas.

Voilà un homme qui devra payer 3.000 euros à sa victime mais qui ne les payera pas car, étant sans travail, il est insolvable. Impossible, donc, de lui ponctionner de l’argent.

Voilà, enfin, une victime marquée psychologiquement, sous traitement médical, qui, angoissée à l’idée de se retrouver hors de chez elle, évite depuis de sortir seule.

Un incident de plus dans la colonne faits divers des journaux régionaux. Mais, surtout, le symbole d’un pays qui ne veut et ne peut se défendre efficacement.

Combien de temps, une fois sorti, Hichem mettra-t-il pour récidiver, peut-être de manière plus violente ?

Mais ceci ne semble pas être le problème de Mme Taubira et de l’État socialiste.

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