Editoriaux - Sciences - 4 décembre 2018

Avec l’aide de la technologie française, la sonde Insight s’est posée sur Mars

Après sept ans de travail, sept mois dans l’espace et sept minutes de traversée de l’atmosphère martienne (« les 7 minutes de terreur »), la sonde Insight s’est posée, le 26 novembre dernier, sur le sol de Mars, à quelque 560 km du rover Curiosity envoyé par la NASA en 2012.

Elle aura parcouru 484.773.006 km avant de freiner dans l’atmosphère pour passer d’une vitesse de 20.000 km/h à l’arrêt complet, moment délicat puisqu’il lui faut résister à la chaleur extrême (1.500 °C) due aux frottements intenses avec l’enveloppe gazeuse de la planète et se poser à l’aide d’un parachute. Le premier signal d’Insight a été reçu sur Terre avec huit minutes de décalage, en raison du temps de parcours des ondes radio entre les deux planètes distantes de 146 millions de kilomètres.

Après avoir envoyé une photo de son site d’atterrissage, la plaine volcanique Elysium, la sonde a déployé ses panneaux solaires qui seront sa seule source d’énergie. La NASA a confirmé que l’opération avait bien fonctionné et que la sonde commençait à recharger ses batteries.

Le but de la mission : comprendre la formation et l’évolution de Mars et déterminer le niveau d’activité tectonique sur la planète. Autrement dit, écouter les vibrations et sonder l’intérieur de la planète afin d’en étudier la composition interne, et cela, grâce à plusieurs instruments. En effet, de nombreuses questions sur la formation des planètes rocheuses de notre système solaire, il y a plus de quatre milliards d’années, restent sans réponse.

Les opérations scientifiques débuteront après quelques semaines de mise en service, car il faut d’abord photographier et cartographier l’environnement pour choisir les endroits propices aux différentes études.

Le bras robot d’Insight muni d’une pince à cinq doigts pourra alors déposer délicatement le sismomètre (de construction française !) chargé d’enregistrer les plus infimes vibrations (ondes de choc de météorites, petits séismes, craquements de couches rocheuses, etc.). Ce petit appareil SEIS (« expérience sismique pour les structures internes ») a été fourni par le CNES (Centre national d’études spatiales) et l’IPGP (Institut de physique du globe de Paris).

Une sonde thermique HP3 sera également déposée ; creusant jusqu’à 5 m de profondeur, elle pourra mesurer la chaleur s’échappant du sol (flux thermique).

Le bras servira également de bouclier thermique aux instruments car les températures oscillent de -120 °C à 20 °C et protégera le sensible sismomètre du vent martien.

Les opérations devraient durer deux années (terrestres) et permettront d’avancer dans la connaissance de l’histoire géologique et de la composition interne de la planète rouge ; cela, afin de mieux comprendre comment cette planète semblable à la nôtre, il y a plusieurs milliards d’années, est devenue un désert aride.

Quant à y envoyer des hommes, on parle de 2030. À suivre…

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