Editoriaux - International - 2 mai 2018

Les Australiens ne connaissent pas Emmanuel Macron

Petite devinette : qui est Malcolm Turnbull ? Cherchez un peu… Non, ce n’est pas l’inventeur du Red Bull. Vous ne trouvez vraiment pas ? Eh bien, c’est le Premier ministre d’Australie. C’est comme le président de la Confédération helvétique : personne ne le connaît… Heureux pays ! Pourtant, c’est limitrophe, la Suisse… L’Australie, d’accord, c’est beaucoup plus loin. C’est même si loin que les gens vivent la tête en bas. Il y a aussi, là-bas, d’énormes sauterelles qu’ils appellent kangourous. Mais les Australiens sont comme nous en miroir : ils ne connaissent pas Emmanuel Macron !

C’est, en tous cas, ce qu’ont pu constater les envoyés d’Europe 1 à l’occasion de la visite officielle dont notre Président les honore en ce moment, et qui ont tendu leurs micros dans les rues : « Je sais qui il est, il est marié avec cette femme qui a la soixantaine, elle était sa professeur, et son nom est… Ce n’est pas Marcel ? Non, désolé, c’est trop loin », concède une Kathy. Eh non, ce n’est pas Marcel, c’est Em-ma-nu-el… Ils pourraient faire un effort : Trump, lui, a quand même épousseté les pellicules il y a moins d’une semaine ! « Il ressemble à JFK, vous savez, avec un joli look », lâche un passant sans pour autant mettre un nom sur son objet d’admiration (ou peut-être de désir…).

Si cette visite permettra à notre chef d’État de présider à la signature de quelques contrats commerciaux, elle est surtout la première étape vers la Nouvelle-Calédonie, où il est attendu de pied ferme par les indépendantistes.

Ceux-ci sont dans les starting-blocks pour le référendum de novembre sur l’indépendance, avec le secret espoir que résonne une nouvelle fois à leurs oreilles le honteux « la colonisation, crime contre l’humanité » qui avait eu tant de succès à Alger.

On dit, toutefois, qu’Emmanuel Macron – qui, candidat, s’était prononcé pour que Nouméa reste dans la communauté nationale – préférera rester neutre pour garantir le bon déroulement du scrutin.

Mais ce qui est certain, c’est que l’Australie observera le résultat du référendum avec le regard que le chat a pour la souris… Alors, amis kanaks, regardez bien un planisphère et méditez le vieil adage « On sait ce qu’on quitte, mais on ne sait pas ce qu’on trouve… »

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