Affaire Barbarin : les victimes sont instrumentalisées par le pouvoir

 

Les médias se déchaînent sur Mgr Barbarin pour une affaire de pédophilie datant de 2O ans et dont il aurait dû gérer les conséquences. Cette opération – remarquablement bien orchestrée, nourrie par déferlante médiatique, qui condamne avant de juger – est telle qu’elle en devient suspecte : le but recherché est-il vraiment de rendre justice nécessaire et souhaitable aux victimes ou de mettre à mort un homme bien gênant pour la fermeté de ses engagements ?

Le politiquement correct, dicté par le pouvoir et porteur des dernières lois sociétales, est devenu une idéologie totalitaire avec sa propre morale peu compatible avec la foi chrétienne ; quiconque s’y oppose officiellement est à abattre, tous les coups sont bons. Derrière Mgr Barbarin, c’est l’Église institutionnelle qui est visée ; dotée essentiellement d’un pouvoir spirituel, elle est considérée comme un contre-pouvoir temporel par de nombreux politiques ; or, l’Église, c’est aussi une communauté humaine qui vit dans la cité en essayant d’appliquer quelques conséquences pratiques de sa foi : le respect de la loi naturelle, la défense de la vie humaine de la conception à la mort naturelle, et la recherche du bien commun. Des ouailles dont les consciences se réveillent et qui ne supportent plus ces attaques ; pas prêtes à tendre l’autre joue.

Les chrétiens, ce sont aussi des citoyens et des électeurs potentiels qui risquent de réagir massivement dans les urnes.

César se prend pour Dieu : le laïcisme est devenu religion d’État. Manuel Valls, en petit père Combes, a demandé à Mgr Barbarin de prendre ses responsabilités, dépassant ainsi son domaine de compétence. Que reproche-t-on essentiellement à Mgr Barbarin, si ce n’est de ne pas avoir appliqué le principe de précaution ? Qu’en est-il à l’Éducation nationale ?

Le ministre de la Défense vient de reconnaître « qu’il [existait] un risque majeur pour que Daech organise le passage des migrants vers Lampedusa », moyen détourné d’annoncer une réalité que certains dénonçaient vainement avant lui. Qui, en instrumentalisant une photo d’enfant, a exigé des Français d’accueillir tous les arrivants en fustigeant les récalcitrants ? Manuel Valls n’a-t-il pas failli à une de ses responsabilités régaliennes qui est de veiller à la sécurité de ses concitoyens ? Cette migration massive a favorisé l’afflux des terroristes mais aussi la disparition de 10.000 enfants migrants arrivés en Europe. Les familles des victimes et les rescapés des attentats ne pourraient-ils pas reprocher au Premier ministre d’avoir manqué à ce principe de précaution auquel il semble bien attaché et même d’une intransigeance débordante pour autrui ?

Alors, Monsieur le Premier Ministre, conseil de chrétien : charité bien ordonnée commence par soi-même, commencez par un petit examen de conscience avant de jeter un chrétien dans la fosse aux lions. Qu’allez-vous faire pour les victimes de votre politique irresponsable et criminelle ? Prendre vos responsabilités ? On ose à peine l’espérer !

Anne de Ladoucette

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